31 août 2005
Le petit-déjeûner de Clea
Aude
m'a proposé de répondre à un questionnaire (encore un questionnaire !)
qui me plaît bien, avec pour thème le petit-déjeûner.
1 - De quoi se compose votre petit-déjeûner quotidien ?
Au
Japon, il se composait d'un bol de riz, salade et natto : je vous ai
déjà présenté ce petit-déjeûner sur ce blog et j'avoue qu'il me manque
par moments... Il a l'avantage d'être bourré de nutriments et non
sucré. Après plusieurs années de vie au Japon, je me suis rendu compte
que j'aimais de moins en moins les choses sucrées, surtout au
petit-déjeûner. Il me faut du "neutre" ou du "très peu sucré". Par
exemple : un bol de lait de riz, d'amande ou de soja avec du müesli
sans sucre (Celnat)
ou encore des flakes d'épeautre. Mais j'aime
surtout le pain complet, avec en garniture de la purée d'amandes, de
cacahuètes, de cajou ou de
noisettes (Jean Hervé), qui permettent un excellent apport en calcium
(et sont vraiment délicieuses !), ou encore du fromage de chèvre ou de
brebis. Je
ne raffole pas de la confiture, sauf celle que fait ma maman, avec très
peu de sucre et un maximum de fruits... J'aime beaucoup varier le
petit-déjeûner et je déjeûne rarement la même chose deux fois de suite.
Mais je le précède toujours de deux tasses de thé vert à la menthe.
2 - Même question mais pour les week-ends et vacances.
La même chose !
3 - A quelle heure déjeunez-vous ?
Ça dépend des jours. Vers 8 ou 9 heures au plus tard... Je suis une lève-tôt mais j'aime prendre mon temps avant le petit-dèj.
4 - Avez-vous grandi avec des habitudes, des traditions particulières autour du petit-déjeûner ?
Non, mis à part l'habitude d'en prendre un ! Je n'ai jamais sauté le petit-dèj...
5 - Avez-vous des souvenirs particuliers de goûters ou de repas de midi emportés à l'école ?
Je ne me souviens pas d'avoir jamais emporté ni l'un ni l'autre ! J'habitais à deux pas de l'école...
6 - De quoi se compose un petit-déjeûner de luxe ?
De
tout ce dont se compose le petit-déjeûner habituel, plus : des fruits,
des yaourts (j'adore ceux au lait de brebis), et éventuellement du
saumon fumé et du bon tarama... Mais là ce n'est plus un petit-déjeûner
c'est un brunch !
7 - Comment, où et quand? Quelles sont les conditions idéales dans lesquelles vous aimez prendre le petit-déjeûner ?
En
vacances, en Bretagne, avec l'air de la mer qui entre par la fenêtre
ouverte et la radio qui chuchote pendant que le pain grille !
8 - Avez-vous en mémoire un petit-déjeûner en particulier ?
Dernièrement,
un brunch de bloggeuses à l'Apparemment café, avec pancakes, beurre de
cacahuètes, oeuf coque et mouillettes, et assiette atlantique : saumon
fumé, tarama, salade de crevettes... Le tout accompagné de jus d'ananas
et de thé à la menthe. Rien à dire, c'était parfait !
9 - Qu'est-ce qui ne doit absolument pas manquer sur la table du petit-déjeûner ?
Les
deux tasses de thé qui le précèdent. Je suis toujours assoiffée au
réveil, et j'aurais du mal à engloutir quoi que ce soit sans elles...
Puisqu'il faut passer le relais, je vais copier ma copine Estelle et passer le relais aux trois premières personnes qui le souhaiteront !
29 août 2005
"Goûte ça et épouse-moi !", ou l'histoire d'un dîner aux chandelles sans chandelles...
Une fois n'est pas coutume, j'ai commencé à tenir mes bonnes résolutions de la rentrée avant même de les prendre, en testant un des livres de cuisine que je viens juste de m'offrir : "Goûte ça et épouse-moi",
de R.Vidaling, aux éditions Tana. Les mêmes éditions éditent "Comment
en finir avec la cuisine de mémé" et d'autres petits titres très
attirants, créatifs et sympathiques. A la lecture de "Goûte ça et
épouse-moi", j'étais conquise par plusieurs recettes et surtout
convaincue d'une chose : après un repas 100% tiré de ce livre,
impossible qu'il ne finisse pas par m'épouser !
J'ai donc sélectionné 4 recettes, de l'apéro au dessert :
Des petits choux fourrés au fromage et aux noix*
Un tartare de légumes et agrumes et ses scones pomme-poivre
Des roulades de dinde au fromage fondu, miel et graines de sésame**
Et des petites crèmes au thé à la menthe et aux dattes
*c'est
ma seule adaptation (la recette disait gorgonzola mais je n'aime pas
spécialement le gorgonzola), les autres recettes ont été suivies à la
lettre
** Cette recette a été testée par Manoue ici
J'ai
passé une bonne partie de mon après-midi en cuisine, et j'étais
vraiment satisfaite du résultat : tout était joli, conforme à la
recette, et sentait délicieusement bon ! Il ne me restait plus que les
roulades de dinde à cuire au dernier moment.
Vers 19h, les ennuis
commencèrent : impossible de trouver les bougies (allez savoir où ma
gentille maman avait bien pu cacher des bougies, après un déménagement
phénoménal auquel je n'ai même pas pu prendre part puisque j'étais à
l'autre bout du monde...). Impasse sur les bougies donc... J'ai quand
même fait une jolie table avec une nappe blanche brodée, des serviettes
rouges et des verres qui brillaient.
On
a pris l'apéritif sur la terrasse. Les petits choux étaient vraiment
très choux, et pas mauvais du tout quoi qu'un peu tout mous (j'ai dû les sortir trop tôt du four), mais le
problème venait d'ailleurs : notre cher voisin ayant décidé de couper
son bois pour l'hiver avec sa charmante machine-qui-crisse, notre
conversation à deux fut finalement assez limitée. Moi qui rêvais de
continuer l'apéro longtemps, jusqu'au soleil couchant sur les
montagnes... Il a duré 10 minutes montre en main, le temps d'engloutir
les p'tits choux !
Nous
sommes donc rentrés et nous sommes installés à la table sans bougies
plus tôt que prévu. J'ai servi mon magnifique tartare de légumes et ses
scones pommes-poivre. Il s'est émerveillé, mais c'était avant la
première bouchée ! Côté tartare, j'avais trop forcé sur les agrumes et on n'arrivait plus à
distinguer tout ce qu'il contenait, et il fallait faire passer chaque
bouchée avec l'aide des scones au poivre, qui étaient bons mais
un peu bourratifs (moi et ma manie de mettre de la farine complète dans tout !)... Moi qui n'aime pas jouer les chipoteuses,
j'ai fait quelque chose qui ne m'arrive jamais : je n'ai pas fini mon
assiette ! Mon chéri, lui, a fini consciensieusement en se hâtant avec
lenteur. Aïe aïe aïe !
Ensuite je l'ai envoyé faire ce qu'il voulait (me cueillir des fleurs, m'écrire un poème ?) pendant que je faisais cuire le plat principal, forcément au dernier moment. J'ai commencé par crâmer la poêle Baumstal-qui-vaut-très-cher de ma maman avec les graines de sésame qui attachaient dedans, du coup prise de panique j'ai tout mis dans un faitout et j'ai passé un quart d'heure à gratouiller ladite poêle pour être sûre de la ravoir et de ne pas me faire gronder... (vivement l'indépendance !!). Pendant ce temps la dinde cuisait, le fromage fondait, ça avait l'air parfait, du coup j'ai rappellé mon chéri (qui était devant les infos...), et j'ai servi tout ça. C'était bon mais pas divin (mais la fille qui vient de passer un après-midi entier en cuisine peut-elle trouver quoi que ce soit divin ?), parce que certaines roulades n'étaient pas vraiment cuites dedans (moi et la cuisson des viandes...)... Quand j'ai vu mon chéri porter à sa bouche une portion de dinde encore rose, j'ai su que la soirée était définitivement fichue...
Arrive
enfin le moment du dessert (il était encore tôt mais j'aurais déjà
voulu en avoir fini avec ce repas aux chandelles sans chandelles !),
les petites crèmes aux dattes et au thé. Je dois dire que la crème
était très réussie, mais j'étais tellement dépitée que je n'en ai même pas profité...
Le
dessert fini, j'ai attendu quelques minutes la déclaration qui ne
venait pas (et pour cause !), et puis on a fini par monter regarder
"Les hommes préfèrent les grosses" en buvant une bonne tisane...
Conclusion : faites le test du repas aux chandelles raté... S'il vous épouse après ça, c'est qu'il vous aime vraiment !
NB : dans tous les cas, ce petit livre m'a beaucoup plus, et je vous le recommande chaudement !
28 août 2005
Les fausses bonnes résolutions de ma non-rentrée
Anne et AnneE m'ont
toutes les deux proposé de répondre au nouveau questionnaire en vogue
sur les blogs : mes bonnes résolutions de la rentrée ! Or je ne suis
pas quelqu'un qui prend des résolutions, ou plutôt : je ne le suis
plus. Je sais d'expérience qu'il suffit que je prenne une résolution
pour que je trouve rapidement un milliard d'excuses idiotes, illogiques
ou pleines de bon sens, pour que je ne tienne finalement jamais mes
bonnes résolutions. Mais finalement c'est un peu un plaisir en soi de
prendre des résolutions et de céder à Dame Flemmardise et à son amie la
Reine Mauvaise Foi.
Voyons donc ce que je peux faire pour moi en
cette non-rentrée 2005 (car n'ayant toujours pas trouvé de travail, je
n'ai pas l'intention d'acheter mon nouveau cartable ni mon cahier de
textes de sitôt !). Evidemment, ces fausses bonnes résolutions seront
principalement d'ordre culinaire...
- Tester plus souvent les recettes des copines... Depuis que je vogue de blog en blog, j'ai vu des dizaines de recettes qui me plaisent complètement et que je ne trouve jamais le temps de tester... avec reget !
- Réaliser les recettes des livres de cuisine que j'achète sans me contenter de regarder les photos et de me plaindre de manquer de tel ou tel ingrédient. En fait j'ai déjà mis à bien cette vraie bonne résolution en testant mes deux derniers achats, "Goûte ça et épouse-moi" et "Recettes buffets et cocktails". Il va d'ailleurs falloir que je vous raconte mes tests en images !...
- Tester plus souvent de nouveaux ingrédients et de nouvelles saveurs, sans me cantonner à mes ingrédients chouchous que vous allez bientôt connaître par coeur...
Allez, je vous promets au moins d'essayer ;))
Et vivement la rentrée !
Je passe le relais à Chris, Priscilla et Shandara, dont je suis impatiente de connaître les vraies bonnes résolutions de la rentrée :)
26 août 2005
Bricks farcies au houmous
L'été touche à sa fin et je ne vous ai même pas encore présenté de recettes à base de feuilles de brick... Quel sacrilège !
Ma recette préférée est très classique : un mélange d'épinards, de féta, d'oeuf et d'épices (cumin, curry...). C'est une des premières recettes de "grande personne" (comprendre : de la cuisine, pas de la pâtisserie !) que j'ai réalisée. Je l'aime toujours autant, mais aujourd'hui je voudrais vous présenter ma dernière variante en date : courgettes râpées et houmous. J'aime beaucoup cette association, que j'ai déjà testée en version tarte salée (houmous dans le fond, courgettes râpées dessus) et en version courgettes farcies. Mais je trouve que c'est le craquant des feuilles de brick qui se prête le mieux au fondant du houmous et des courgettes.
Le houmous est vraiment un truc génial : ce n'est pas une simple purée de pois chiches, c'est un allié subtil pour des tas de recettes chaudes ou froides, que je ne me lasse pas d'utiliser... ni de tartiner !
Bricks farcies au houmous
Pour 3 ou 4 personnes
1 paquet de feuilles de bricks
5 courgettes
1 échalote
un bol de houmous*
sel, cumin
* Pour le houmous :
1 boîte de pois chiches déjà cuits (ou bien : Option traditionnelle : 125g de pois chiches mis à tremper toute une nuit et cuits pendant 2 heures dans une marmite d'eau bouillante, avec une algue kombu)
2 cuillerées à soupe de tahin (purée de sésame, de préférence complet)
2 cuillerées à soupe d'huile d'olive
2 gousses d'aïl hâchées
1 jus de citron
sel
une dizaine de graines de coriandre
Mixer les ingrédients du houmous jusqu'à obtention d'une crème épaisse. Si besoin, rajouter un peu d'eau.
Râper les courgettes. Emincer l'échalote. Faire fondre l'échalote dans un peu d'huile et ajouter les courgettes. Laisser cuire à feu doux jusqu'à ce que les courgettes soient fondantes. Saler, ajouter du cumin.
Couper les feuilles de bricks en deux et garnir chaque moitié de courgettes râpées et d'une bonne cuillerée à soupe de houmous.
Pour le pliage des bricks, c'est vous qui décidez : cylindres, triangles, carrés...
Mettre au four à 180° pendant 20 à 30 minutes, ou jusqu'à ce que les bricks soient bien dorés. Servir chaud avec une salade verte, par exemple.
23 août 2005
Lasagnes aux légumes fondants
Je
continue dans la série des recettes inratables de ma maman, avec ces
lasagnes aux légumes. Là encore, la recette est loin de ce qu'elle
était à ses débuts, mais on ne change plus (ou très peu) une recette
qui gagne.
Le principe consiste à râper les légumes, pour qu'ils
n'aient plus qu'à fondre dans un coulis de tomates bien relevé. Chaque
légume constitue une couche et une saveur (carottes/graines de
sésame/échalotes ou courgettes/graines de courge/chèvre), et chaque
couche est délimitée par une couche de lasagnes quasi-hermétique. Les
feuilles de lasagnes sont prises précuites, ce qui évite la séance de
baignade dans une marmite d'eau bouillante, avec à la sortie des
feuilles collantes...
La version que je vous propose n'est pas
végétarienne, puisqu'elle contient de la truite fumée. Mais il arrive
qu'elle le devienne, lorsque ma maman remplace la truite par du tofu ou
du seitan (le seitan est au blé ce que le tofu est au soja). Mais la
version truite fumée est tout de même ma préférée !
Pour des
lasagnes très fondantes, on peut très bien rendre les graines de sésame
et de courge facultatives. Elles apportent une saveur et un croquant
intéressants si on veut des lasagnes qui changent un peu.
Cette
recette n'est pas très longue à réaliser : il suffit de faire les
choses dans l'ordre et de disposer d'un robot pour râper les légumes
(sinon c'est plus long !!).
Lasagnes aux légumes fondants
Pour 8 personnes
un paquet de lasagnes vertes précuites
8 petites carottes
3 échalotes
1 cuillerée à soupe d'huile d'olive
graines de sésame (facultatif)
8 petites courgettes
1 petit fromage de chèvre
graines de courge (facultatif)
1 paquet de truite fumée (200 ou 300 grammes)
4 ou 5 tomates
Sauce :
700 ml de coulis de tomates nature
250 ml de crème de soja (Soja Cuisine)
3 cuillerée à café de purée de basilic
2 cuillerées à soupe d'huile d'olive
une cuillerée à café de sucre
1/2 cuillerée à café de purée d'aïl
1 cuillerée à soupe de levure alimentaire
sel
Préparer la sauce en mélangeant tous les ingrédients.
Peler,
laver et râper les carottes. Emincer les échalotes. Faire revenir dans
la cuillerée d'huile, ajouter les carottes. Faire fondre quelques
minutes (inutile d'aller jusqu'à la cuisson). Ajouter un peu de graines
de sésame. Mettre dans le fond du plat à lasagnes. Couvrir uniformément
de feuilles de lasagnes. Verser une louche de sauce par-dessus, bien
répartir la sauce.
Couvrir les lasagnes avec la truite fumée. Remettre une couche de lasagnes, et une louche de sauce.
Râper
les courgettes. Il faut ensuite les essorer consciencieusement en les
pressant par poignées. Disposer les courgettes essorées dans le plat à
lasagnes, et couvrir avec des morceaux de fromage de chèvre et quelques
graines de courge.
Recouvrir d'une dernière couche de lasagnes et d'une louche de sauce.
Couper
les tomates en rondelles épaisses et disposer les rondelles sur le
dessus de plat. Verser enfin le reste de sauce à la tomate.
Cuire au four à 180° pendant une bonne heure.
20 août 2005
De la tarte au citron
J'ai
une passion pour la tarte au citron. Elle a un petit côté ambigu qui me
plaît : elle parait douce mais son acidité la révèle dans toute sa
splendeur crémeuse et sablée... Par conséquent, à chaque fois que j'en
ai l'occasion, dans chaque restaurant et même dans chaque pâtisserie où
elle a l'air appétissante, je finis toujours par en commander une part.
Mais je dois vous faire un aveu (et ce n'est que le premier) : je
suis anti-meringue. Je n'aime rien mieux que la crème au citron
fondante d'acidité, et la meringue molle et doucâtre m'ennuie. Quand
j'ose (comprendre : quand je ne suis pas en présence d'un être à
impressionner ou qui ne me connaît pas encore), je racle donc la
meringue d'un coup de cuillère aussi précis que dédaigneux, pour me
consacrer à ce qui me fascine : la crème de citron dorée, sur son lit
de pâte sablée.
Mais j'ai aussi mes préférences en matière de pâte
sablée : elle ne doit pas être trop épaisse, et surtout, ne pas avoir
un goût de beurre trop prononcé. Si je voulais du beurre, je mangerais
un paquet de sablés bretons ! Dans la tarte au citron, j'aime la pâte
sablée discrète, à peine présente, tout juste assez pour mettre en
valeur la somptueuse crème citronnée.
Vous l'aurez compris, je
suis amoureuse de cette garniture au citron, qu'il me faut toujours
plus acide et crémeuse, sans être jamais écoeurante.
Mais je vais
vous faire un dernier aveu : jusqu'à hier, je n'avais jamais
confectionné de tarte au citron. J'avais testé toutes celles qui
s'étaient trouvées à ma portée dans ce vaste monde, jusqu'au Japon (un
jour je vous parlerai du cheese-cake à la japonaise, pour lequel
j'éprouve une passion presque égale à celle que je voue à la tarte au
citron), mais jamais je n'avais mis la main à la pâte. Pourquoi ? Eh
bien parce que j'avais peur. La tarte au citron ne pouvant souffrir
l'imperfection, il fallait que ma première tentative soit parfaite.
Et elle le fut.
Je
me suis longtemps documentée sur le sujet, comparant toutes les
recettes des livres de cuisine de la maison. Aucune n'était semblable.
Je suis restée fascinée pendant de longues minutes devant celle des Gâteaux de Mamie,
qui contient pas moins de 400 grammes de sucre, 8 oeufs et une plaque
de beurre, sans compter la pâte sablée. Une autre recette incluait du
tofu (forcément !), mais je doutais d'atteindre ainsi la texture
recherchée pour ma première tarte au citron, celle qui devrait être
parfaite...
J'ai donc fini par faire ce que j'avais finalement prévu depuis le début : un séjour sur mon Marmiton favori. La recette de 'The' Tarte au Citron Meringuée
me faisait il est vrai de l'oeil depuis quelques temps déjà... Elle me
paraissait parfaite : beaucoup de citron, pas trop d'oeufs ni de
beurre, des quantités de sucre parfaites en les réduisant très
légèrement... Seul bémol : effectivement, elle était meringuée. Mais
peut-on se passer de meringue ? Telle était la question... Je n'allais
pas tarder à connaître la réponse : la meringue est un cache-misère.
Mais c'est une misère délicieuse.
Je me lançai donc un beau
matin dans 'The' tarte au citron. J'avais 6 invités pour le soir-même,
dont un autre amateur fervent de tarte au citron. La réalisation de la
pâte sablée, avec un peu moins de beurre qu'indiqué, ne posa aucun
problème. La cuisson, par contre, fut plus longue que prévu : je dus
enlever les pois chiches au bout de 25 minutes pour que la pâte finisse
de cuire en dessus (30 minutes en tout). Je mis tout mon amour et
quatre citrons juteux dans la réalisation de la crème, et c'est en en
couvrant ma pâte sablée que je réalisai tout l'intérêt de la meringue :
mon moule était certainement un peu trop grand, ou bien la quantité de
crème au citron un peu trop faible... Dans tous les cas, ma tarte au
citron avait l'air d'un lac asséché, beau certes, mais à sec. Je la mis
au frais pour le reste de la journée. Deux heures avant sa dégustation,
je confectionnai avec regrets la meringue (avec 4 blancs d'oeuf et un
peu moins de sucre qu'indiqué), et mis la tarte sous le grill. Quelques
secondes suffirent pour qu'elle atteigne une magnifique couleur, dorée
par endroits, brune ailleurs, blanche aussi... Je me surpris à la
trouver magnifique, avant de me ressaisir. Il ne s'agissait après tout
que d'un cache-misère, ne l'oublions pas ! Je laissai la tarte à
température ambiante jusqu'au moment de la dégustation.
Je la
coupai en 8 avec délicatesse, et mes convives la regardèrent avec envie
avant de la goûter. Elle était parfaite. Tout simplement divine. A ce
moment précis, j'aurais pu me prosterner devant l'auteur de cette
recette, de 'The' tarte au citron. J'ai même mangé la meringue... Il
faut dire j'étais en présence de mes invités, et que si je la laissais
de côté ils risquaient de se demander pourquoi... Et finalement, je lui
ai trouvé une présence assez remarquable, qui contrebalançait
délicieusement le craquant de la pâte sablée et l'acidité de la crème.
Nous
étions 7, il en restait donc une part qui fut destinée à mon
petit-déjeuner du lendemain. J'étais partagée entre l'envie de racler
la meringue pour l'ignorer dans un coin de mon assiette, et celle de
lui donner une seconde chance, motivée par mon expérience de la veille.
Je décidai de couper la poire en deux : une moitié de part meringuée,
l'autre nue. En irréductible amatrice de l'acidité, c'est tout de même
la dernière version que j'ai préférée.
Et
vous, comment l'aimez-vous ? A la folie, passionnément, pas du tout ?
Meringue ou pas meringue ? Acide ou sucrée ? Dites-moi tout !
19 août 2005
Salade de quinoa aux noix de cajou et sauce au sésame
Voici
le dernier des petits plats préparés pour mes copines bloggeuses le
week-end dernier. Dans la série : mes spécialités spéciales... Le
principe est simple : des céréales (ou équivalent, comme le quinoa, qui
n'est pas une vraie céréale), des crudités coupées très fin, des noix
(ici, de cajou), des herbes (basilic, ciboulette...), du fromage et une
sauce qui change de la vinaigrette et permet d'utiliser des
ingrédients un peu surprenants : crème de sésame, d'amandes, de soja...
Au final, c'est un plat complet parfait à emmener en pique-nique et à
mettre sur toutes les tables.
Salade de quinoa aux noix de cajou et sauce au sésame
Pour 8 personnes en entrée ou 4 en plat principal
2 verres de quinoa
4 verres d'eau
sel
1 poivron rouge
1 échalote
2 carottes
100g d'emmenthal
basilic
une bonne poignée de noix de cajou
Pour la sauce au sésame (idée tirée du petit livre Kousmine au gré des saisons)
2 cuillerées à soupe de purée de sésame (Tahin)
2 cuillerées à café de purée d'aïl
4 cuillerées à café de sauce de soja
2 jus de citron
4 cuillerées à soupe d'huile (olive et/ou tournesol)
4 cuillerées à soupe d'herbes aromatiques finement émincées (ciboulette, persil, basilic...)
Cuire
le quinoa dans l'eau pendant 10 minutes, puis laisser gonfler à
couvert. Saler et remuer. Mettre dans un saladier. Ajouter les crudités
coupées très finement, le fromage coupé en dés et le basilic émincé.
Préparer la sauce au sésame en mélangeant les ingrédients dans l'ordre, sans cesser de remuer.
Mettre au frais jusqu'au moment de servir. Ajouter les noix de cajou au dernier moment.
Pour un compte-rendu délicieux de notre rencontre bloggienne, rendez-vous chez La Cuiller en Bois, pour deux épisodes délectables (ici et ici) ! Et sur Station Gourmande pour découvrir notre brunch du dimanche matin.
17 août 2005
Comment faire aimer le tofu à ceux qui ne l'aimeront jamais...
"Le tofu c'est pas bon !"
"Le tofu ça a pas de goût !"
"Le tofu c'est vraiment pas un truc pour moi !"
Si c'est ça qui vous est passé par l'esprit en voyant le mot "tofu" dans le titre de ce post, ou bien si votre amoureux(se), votre belle-mère, vos meilleurs potes, ou vos enfants adorés, se proclament allergiques au tofu, voici la recette qu'il vous faut !
Ca marche à tous les coups - je le sais pour l'avoir testée sur tous les cobayes que j'avais sous la main.
Mode d'emploi : ne pas leur dire que c'est du tofu. Laisser dire quand ils croient que c'est du fromage. Rester silencieux, même si votre coeur bat la chamade et que vous avez envie de tout avouer, lorsqu'ils dégustent leur première bouchée... Et les laisser deviner, en les aidant un peu, ce qui constitue cette saveur hors du commun. Il y a de grandes chances qu'en repartant, ils se disent :
"c'est vachement bon le tofu finalement !"
Bouchées de tofu au sésame
1 bloc de 500g de tofu
80ml de sauce de soja
1 cuillerée à soupe de purée d'aïl (ou 2 gousses d'aïl écrasées)
1 cuillerée à soupe de purée de gingembre
1 cuillerée à soupe de sucre
60g de graines de sésame
2 cuillerées à café de maïzena
3 cuillerées à café de farine
Huile de sésame
Laver le bloc de tofu sous l'eau courante. Egoutter dans du papier absorbant. Découper en cubes de 2 cm de côté environ (trop petits, c'est fastidieux à faire, trop gros, ce ne sont plus des bouchées !). Préparer la marinade en mélangeant la sauce de soja, le sucre, l'aïl et le gingembre. Déposer les dés de tofu dans cette marinade et placer au frigo. L'idéal est de les y laisser 2 à 3 heures en les retournant de temps en temps pour que toutes les faces des dés de tofu soient marinées.
Dans une assiette, mélanger les graines de sésame avec la farine et la maïzena. Rouler dedans chaque dé de tofu pour que chaque face soit couverte de graines de sésame.
Faire chauffer l'huile de sésame dans une poêle et faire dorer les dés de tofu sur toutes leurs faces.
Servir froid en apéro (avec des petits pics), chaud avec une céréale, ou encore en entrée avec une salade verte.
16 août 2005
P'tits bichons chèvre-figues
Aujourd'hui, point de moules ni d'oignons chez Clea... Mais la suite des recettes réalisées pour mon week-end entre bloggeuses. Celle-ci est simplissime : inventée un soir au pif, on me la réclame régulièrement. J'adore l'emmener en balade, ou la proposer au moment du plateau de fromages, pour changer un peu.
P'tits bichons chèvre-figues
4 cuillerées à soupe d'huile d'olive
280g de farine complète
eau
sel
fromage de chèvre
figues séchées
Préparer la pâte à tarte : mélanger farine, sel, huile d'olive et un peu d'eau pour former une boule. Etaler et découper dedans des rectangles. Plus c'est petit, plus c'est mignon, et meilleur c'est !
Déposer au centre de chaque rectangle un peu de fromage de chèvre et de tout petits morceaux de figue séchée. Refermer le rectangle en formant, au choix : un chausson, un ballotin, un carré, un croissant... Le mieux est de mélanger les formes.
Mettre au four à 180° pendant 30 à 45 minutes, jusqu'à ce que la pâte soit bien cuite.
S'il vous reste des chutes de pâte, n'hésitez pas à y glisser un ou deux carrés de chocolat à pâtisserie, vous m'en direz des nouvelles...
N'hésitez pas non plus à faire varier cette recette à l'infinie avec les fromages et les fruits secs que vous aimez, et tenez-moi au courant du résultat !
15 août 2005
Marbré au Matcha
Samedi dernier, j'ai retrouvé quatre amies culino-bloggeuses... Et à votre avis, que font des bloggeuses quand elles ne blogguent pas ? Réponse : elles parlent blog, elles mangent pendant toute une journée, et elles se retrouvent en plus pour bruncher le dimanche matin !
Cette semaine, je vais donc vous présenter tour à tour les petits plats que j'avais faits spécialement pour l'occasion. Je peux vous dire que j'ai cogité un brave moment avant de décider quoi faire ce jour-là. Cuisiner pour des bloggeuses reines des fourneaux qui regorgent d'idées toutes plus délicieuses et originales les unes que les autres, ce n'est pas une mince affaire ! J'ai donc décidé d'essayer de leur faire aimer des choses qu'elles n'aiment pas, de leur faire goûter certaines de mes spécialités spéciales, et de leur faire partager un peu de mon Japon au dessert.
J'ai eu l'idée de ce marbré au matcha, pour changer du désormais classique cake au matcha, et parer à l'absence douloureuse de mon cuiseur à riz. J'avais ramené une petite boîte de matcha dans mes valises en rentrant du Japon. Quand je l'ai ouverte deux semaines plus tard pour faire mon marbré, et que j'ai soulevé le couvercle hermétique pour respirer l'odeur du matcha, je n'ai pas été déçue. En une fraction de seconde, je me suis revue au Japon, dégustant une tasse de matcha les yeux fermés, assise en tailleur sur mon tatami.
Mais quand j'ai rouvert les yeux, j'étais dans mes montagnes, et j'avais un marbré à faire... Allez, au boulot !
Pour ce marbré, j'ai adapté une recette classique vanille-chocolat du livre Les Gâteaux de Mamie, aux éditions Marabout. Le beurre salé et le lait de soja sont vraiment incontournables, car leur saveur s'accorde parfaitement avec celle du thé matcha.
Marbré au matcha
200g de farine T80
100g de sucre roux
100g de beurre salé
5 cl de lait de soja
2 oeufs
1/2 sachet de levure chimique
1 cuillerée à café bombée de matcha
1 cuillerée à café bombée de poudre de soja (kinako) (facultatif)
1 pincée de sel
Préchauffer le four à 210°.
Faire fondre le beurre au bain-marie. Ajouter le sucre et battre au fouet électrique jusqu'à ce que le mélange mousse. Ajouter ensuite les deux jaunes d'oeufs et le lait en continuant à battre. Mélanger ensemble farine et levure, et ajouter au mélange précédent. Séparer la pâte en deux et la répartir dans deux bols. Dans le premier, ajouter le matcha et bien mélanger. Si on en a, on peut ajouter de la poudre de soja (kinako) dans la deuxième pâte, ou bien la laisser telle quelle.
Dans un troisième bol, battre les blancs en neige très ferme avec la pincée de sel. En ajouter la moitié à la pâte au matcha en remuant très délicatement, et l'autre moitié à l'autre pâte.
Mettre du papier spécial cuisson dans le fond d'un moule à cake, et verser la moitié de la pâte beige. Bien étaler pour remplir tous les coins. Verser par-dessus une couche de pâte verte, bien étaler. Verser ensuite le reste de pâte beige, puis une dernière couche avec le reste de pâte verte.
Mettre au four à 210° pendant 10 minutes, puis baisser à 180° et cuire encore 20 minutes. Vérifier que le gâteau est cuit avec la pointe d'un couteau, puis laisser refroidir avant de démouler.
Mon angoisse, jusqu'au dernier moment, ça a été : mon marbré a-t-il des rayures, de jolies rayures ondulées, comme tout bon marbré zébré qui se respecte ? Je ne l'ai su que le lendemain, au moment du coupage. Au final, disons que je ne peux pas vraiment rivaliser avec Papy Brossard question marbrures, mais c'est pas trop mal quand même. Moralité : n'ayez pas peur des marbrés, c'est finalement très facile à faire, et c'est surtout très bon !
















