21 mars 2007
Variations autour du sésame noir
Je n'ai pas le talent de Mercotte pour inventer toutes sortes de variations autour d'un aliment ou d'une préparation. Mais j'aime bien m'essayer, de temps à temps, à l'art de décliner une saveur en particulier. Surtout quand il s'agit du sésame noir, l'une de mes plus grandes addictions gustatives ! La première fois que j'ai tartiné de la crème de sésame noir sur une tranche de pain de mie japonais (qui se présente sous forme de tranches absolument énormes, je ne sais pas du tout pourquoi - précision utile aux non-initiés), je m'en souviens encore... Mes yeux se sont ouverts tout grand lorsque mes papilles ont rencontré cette saveur si originale, et le petit croquant qui subsistait malgré la consistance crémeuse de la chose ! L'essayer, c'était l'adopter... Je pense que les autres amateurs de "kuro goma" ne me contrediront pas !
Au Japon, c'est le paradis du sésame noir : on le trouve sous forme de glace, de panna cotta, de biscuits de toutes sortes... En France, rien de tout cela, bien entendu. Ce n'est même pas forcément évident d'en trouver en graines, alors sous forme de crème ou de pâte... Ne m'en parlez pas ! Le pot auquel j'ai fait un sort le week-end dernier date d'ailleurs d'une de mes virées parisiennes chez Kioko. Là-bas, la pâte de sésame noire est chère, vendue en tout petits pots, et même pas de très bonne qualité. Mais bon, elle a le mérite d'exister, et de combler mes manques !
Afin de réaliser un petit duo de saveurs et de textures, j'ai réalisé des biscuits et des mini panna cotta. Pour tout vous avouer, on les a en plus dégustés avec de la glace au thé matcha, histoire de se rejouer la totale, et de se redire que vraiment, il allait falloir qu'on retourne en voyage au Japon, d'ici pas trop longtemps...
Sablés au sésame noir
Pour 20 sablés
150 g de farine de riz
25 g de pâte de sésame noir
25 g de graines de sésame noir
30 g de sucre complet
1 oeuf
50 g d'huile de sésame
Mélanger la farine, le sucre et les graines de sésame. Ajouter l'oeuf, la pâte de sésame et l'huile. Mélanger du bout des doigts pour obtenir un sâble. Avec la paume des mains, pétrir légèrement et rassembler en une boule. Réfrigérer une heure au moins.Préchauffer le four à 180°C. Etaler sur le plan de travail par petites quantités, toujours en appuyant avec la paume des mains, et découper des formes à l'emporte-pièces. Les décoller du plan de travail avec un couteau, et les déposer sur la plaque du four. Cuire environ 15 minutes, et laisser refroidir sur une grille.
Panna cotta au sésame noir
Pour 6 mini verrines
200 ml de lait de coco
200 ml de lait de soja
2 g d'agar-agar
30 g de sirop d'agave (ou miel)
25 g de pâte de sésame noir
Mélanger les deux laits et l'agar-agar dans une casserole. Porter à ébullition et laisser frémir 30 secondes. Pendant ce temps, mélanger la pâte de sésame noir et le sirop d'agave. Ajouter le mélange de laits tout en délayant bien progressivement. Verser dans les verrines et laisser refroidir. Placer au réfrigérateur. A faire au moins 1 heure à l'avance.
16 juin 2006
Chicken Katsu
Ca faisait longtemps que je ne vous avais pas présenté une bonne recette japonaise... Il faut dire que n'étant plus sur place, il m'est beaucoup plus difficile de me procurer les ingrédients nécessaires à certaines recettes ! Mais en avril dernier, j'avais dévalisé Kioko, l'épicerie japonaise la mieux achalandée de Paris, et j'étais notamment revenue avec de quoi préparer des chicken katsu...
Mais non, vous ne rêvez pas : il m'arrive bien de manger du poulet, et a fortiori quand cela me rappelle mes années vécues au pays du soleil levant ! Or, le chicken katsu, pour moi, c'est la plongée dans les souvenirs assurée...
Quand Ludo et moi prenions le JR (le TER nippon) le samedi pour partir à l'aventure, que nous marchions pendant des heures pour découvrir une merveille de la nature, et que nous rentrions, épuisés, par le même JR, c'était toujours un chicken katsu que notre estomac réclamait pour retrouver ses esprits ! Là-bas, on ne s'amusait jamais à le faire : c'était tellement plus simple de le déguster tout prêt dans une échoppe près de la gare, ou bien dans une barquette à emporter à la maison... Et, puis, cela avait pour moi un avantage certain : éviter à la maison de sentir l'huile de friture pendant deux jours ! Parce que s'il y a bien un truc que je ne sais pas faire, c'est faire frire les aliments... Du coup, s'il faut faire des bugnes ou... des chicken katsu, c'est Chef Ludo qui s'y colle ! Et c'est toujours une réussite :)
Cette version maison m'a vraiment beaucoup plue : elle est beaucoup plus fine et moins grasse que la version achetée. Vous auriez dû voir notre tête à la première bouchée... Catapultés au Japon en une fraction de seconde, qu'on était !!
Chicken Katsu
Pour 2 personnes
2 escalopes de poulet assez fines
Sel, poivre
Purée d'aïl
Farine
1 oeuf
Panko*
Huile pour la friture
Et pour servir : sauce tonkatsu*, riz nature et salade de votre choix.
Tartiner un peu de purée d'aïl et saupoudrer sel et poivre sur chaque escalope de poulet. Verser la farine dans une assiette, le panko dans une autre, et l'oeuf battu dans une troisième. Passer les escalopes dans la farine (il faut couvrir toute la surface), puis dans l'oeuf, et enfin dans le panko. Soyez généreux pour les trois passages ! Une fois les deux escalopes prêtes, faire chauffer de l'huile dans une poêle à frire (deux centimètres suffisent), et plonger les escalopes dans l'huile chaude. Laisser cuire quelques minutes, jusqu'à ce que la croûte soit bien dorée et croustillante, et que la chair du poulet ne soit plus rose (vérifier avec un couteau). Egoutter sur du papier absorbant. Servir sans attendre, avec le riz et la salade, et déguster avec la sauce à tonkatsu.
*NB : réponse anticipée aux questions ;)
Le panko : c'est de la chapelure très grossière, vous pouvez éventuellement la remplacer par de la chapelure normale, la moins fine possible.
La sauce à tonkatsu : c'est une sauce à base d'eau, sucre, vinaigre, fructose, pomme, ketchup, protéine de soja, maïzena, prune, carotte, épices, colorant caramel, aïl et gingembre. Bon courage, donc, si vous voulez la faire tout seul ! ;) Je vous conseille de vous la procurer dans une épicerie japonaise. Chez Kioko, on en trouve, c'est sûr !
08 mars 2006
Le mercredi, c'est sushi !
En ce moment, avec la neige qui tombe et l'hiver qui n'en finit par de recommencer (mais moi j'aime bien l'hiver, alors ça ne me dérange pas), j'ai des envies de sushi. Quoi, me dites-vous, des envies de riz froid et de poisson cru en plein hiver ? Ca va bien la tête ? Mais oui, attendez que je vous explique... Lorsque nous vivions au Japon, Ludo et moi, nous allions au moins trois fois par semaine au restaurant de sushi qui tournent, qu'il pleuve, qu'il vente ou qu'il neige, sur nos petits vélos nippons ! On a vu les sushi changer avec les saisons : l'hiver on s'est gavés de Philadelphia rolls (cream cheese, saumon fumé, poivre et pickles), et au printemps on a vu arriver les petits nouveaux, avant la saison de l'anguille... Il faisait bien chaud dans le restaurant, et on buvait du thé brûlant en dégustant les meilleurs sushi du monde. C'était encore meilleur quand la neige tombait dehors, que le vent soufflait en raffales ou quand une pluie diluvienne nous attendait à la sortie !
Alors voilà ! C'est l'hiver, c'est mercredi, et je le dis haut et fort : le mercredi, c'est sushi ! Ca va me changer des meilleurs sandwiches du monde pour le repas de midi... A vos baguettes !
Makisushi avocat et flétan fumé
Pour 2 personnes
1/2 verre de riz 1/2 complet (ou blanc si vous le souhaitez)
1 cuillerée à soupe de vinaigre de riz
1 cuillerée à café de sucre
1/2 cuillerée à café de sel
1 paquet de flétan fumé (j'en ai trouvé dans mon magasin bio, mais vous pouvez le remplacer par un autre poisson blanc fumé)
1 avocat
2 feuilles d'algues nori
wasabi
sauce de soja pour déguster
La façon de faire est toujours la même, je vous indique simplement les proportions pour deux portions de maki.
21 novembre 2005
Faites des sushi pour épater vos amis !
Pour la rencontre Marmiton de Grenoble, à laquelle j’étais vraiment impatiente de me rendre, j’avais décidé d’apporter des sushi. Pourquoi des sushi ?
- Parce que ma cuisine n’étant
pas vraiment équipée, il me fallait quelque chose qui ne nécessite pas de
cuisson compliquée.
- Parce que c’est à la mode, donc
tout le monde se devrait de goûter !
- Parce que ça a l’air très
compliqué à faire, alors que c’est finalement très simple… Juste une question
de tour de main !
Alors, vous aussi, faites des sushi
pour épater vos amis ! Et pendant que vous y êtes, faites-en de grandes
quantités, histoire que vos amis soient réellement impressionnés par le temps
que vous aurez passé en cuisine ! En réalité, le plus long dans les sushi,
c’est la cuisson du riz. Et on est bien d’accord : faire cuire 100g de riz
ou 1kg, finalement, ça ne prend pas plus de temps.
La veille de la rencontre Marmiton,
j’avais invité mes parents à manger dans mon nouveau chez moi. Nous étions donc
quatre à table, et j’avais décidé de faire des sushi en quantité industrielle
pour pouvoir à la fois nourrir quatre personnes et en amener une trentaine à la
rencontre Marmiton du lendemain.
Pour faire tous ces sushi, il vous
faudra :
2h de temps libre
1kg de riz rond (acheté en grande
surface)
1,25l d’eau
12cl de saké (alcool de riz,
facultatif)
12cl de vinaigre de riz (acheté
dans une supérette asiatique, ou bien « assaisonnement riz complet »
de la marque Lima, dans les magasins bio)
1 cuillerée à café de sel
1 cuillerée à soupe de sucre
1 paquet de 25g de feuilles d’algues nori (en supérette
asiatique ou bien sous la marque Lima en magasin bio)
2 avocats mûrs
Quelques gouttes de jus de citron
1 gros filet de saumon (prendre du
cœur de filet = sans la peau) (choisir un morceau rectangulaire, éviter les
formes allongées en triangle)
1 petit concombre
Quelques feuilles de laitue
1 boîte de thon blanc au naturel
(140g égoutté)
Un peu de sauce salade ou de
mayonnaise
Du wasabi (acheté dans une
supérette asiatique) ou bien du raifort (en grandes surfaces, rayon nourriture
exotique / britannique)
De la sauce de soja (shôyu) (en
grande surface, supérette asiatique ou magasin bio)
Une marmite
Un saladier
Une passoire
Une planche à découper
Une natte en bambou spéciale sushi
(ou une feuille d’aluminium !)
Un très bon couteau
Un verre d’eau
Un bol d’eau
Deux grandes assiettes
Mettre le riz dans un grand
saladier, couvrir d’eau froide et remuer le riz avec les mains pour enlever les
impuretés. Retenir le riz avec les mains et évacuer l’eau. Recommencer deux ou
trois fois, jusqu’à ce que l’eau soit claire. Eviter de trop laver le riz, cela
lui enlèverait son amidon. Transférer le riz dans une passoire et laisser
égoutter 15 minutes.
Egoutter le thon, l’émietter dans
un bol et ajouter une ou deux cuillerées de sauce salade ou mayonnaise.
Mélanger et réserver au réfrigérateur.
Laver deux ou trois feuilles de
laitue. Egoutter dans du papier absorbant.
Peler le concombre et le couper en
bâtonnets épais de 5mm et longs de 6 cm environ.
Couper le filet de saumon en
bâtonnets de 1cm x 1cm x 9 cm .
Filmer et réserver au réfrigérateur.
Couper les deux avocats en deux,
puis encore en deux pour obtenir de beaux quarts. Déposer sur une assiette et
verser dessus quelques gouttes de jus de citron, pour éviter que l’avocat
noircisse. Filmer et réserver au frais.
3) La cuisson du riz (30mn)
Placer le riz et l’eau dans une marmite, mettre un couvercle et porter à ébullition. Ne pas soulever le couvercle pendant toute la cuisson (si ça débord, réduire la chaleur). Maintenir l’ébullition pendant 5 mn, puis réduire la chaleur et cuire encore pendant 5-10 mn. Soulever le couvercle : toute l’eau doit être absorbée. Déposer un torchon propre par-dessus la marmite (à la place du couvercle) pour terminer la cuisson, pendant 10-15 mn.
Pendant ce temps, mélanger le
vinaigre de riz et le sel dans une petite casserole. Faire chauffer quelques
instants à feu très doux, pour que le sel se dissolve. Ajouter le sucre. Une
fois le sucre dissout, ôter la casserole du feu.
Déposer le riz chaud dans un très
grand plat (idéalement, un plat en bois, mais moi j’ai pris un grand plateau en
plastique – on fait avec ce qu’on a !). Verser dessus le vinaigre, et
l’incorporer très délicatement avec une cuillère en bois. Avec un éventail,
faire descendre la température du riz tout en remuant. Le riz doit rester chaud
mais pas brûlant.
4) Le montage des sushi (60mn)
Poser en face de vous tous les
ingrédients de la garniture, le plat de riz, les feuilles de nori, le wasabi
(ou le raifort), une planche à découper, une natte spéciale sushi (ou bien une
feuille d’aluminium), un bon couteau, deux grandes assiettes et un grand bol
d’eau froide.
Les rouleaux au thon et à la laitue
(Lettuce maki)
Poser devant vous la natte à sushi
et disposer dessus une feuille d’algue nori. Mouiller vos doigts dans le bol
d’eau, attraper une poignée de riz et l’étaler sur le nori. Ajouter
suffisamment de riz pour avoir une couche de riz homogène. Laisser le bord
opposé de la feuille de nori libre sur 3 cm environ. Déposer quelques morceaux de
laitue sur le riz, dans la largeur, pour former une bande. Sur la laitue,
déposer un tiers du mélange au thon. Soulever le bord du tapis proche de vous,
rouler vers le haut en pressant pour que les ingrédients soient bien tassés.
Presser avec la natte pour raffermir le rouleau. Rouler jusqu’au bout, et
sceller le rouleau avec la bande de nori vierge de riz. S’assurer que le
rouleau est bien fermé. Le déposer sur une assiette.
Confectionner deux autres rouleaux
au thon de la même façon.
Les rouleaux au saumon et à
l’avocat (Ocean maki)
Poser devant vous la natte à sushi
et disposer dessus une feuille d’algue nori. Mouiller vos doigts dans le bol
d’eau, attraper une poignée de riz et l’étaler sur le nori. Ajouter
suffisamment de riz pour avoir une couche de riz homogène. Laisser le bord
opposé de la feuille de nori libre sur 3 cm environ. Avec un doigt, déposer une fine
ligne de wasabi au milieu du riz, dans la largeur. Déposer deux quarts d’avocat
sur le wasabi. Déposer deux bâtonnets de saumon à côté de l’avocat. Soulever le
bord du tapis proche de vous, rouler vers le haut en pressant pour que les
ingrédients soient bien tassés. Presser avec la natte pour raffermir le
rouleau. Rouler jusqu’au bout, et sceller le rouleau avec la bande de nori
vierge de riz. S’assurer que le rouleau est bien fermé. Le déposer sur une
assiette.
Confectionner trois autres rouleaux
avocat saumon de la même façon.
Les rouleaux au saumon et au
concombre
Poser devant vous la natte à sushi et disposer dessus une feuille d’algue nori. Mouiller vos doigts dans le bol d’eau, attraper une poignée de riz et l’étaler sur le nori. Ajouter suffisamment de riz pour avoir une couche de riz homogène. Laisser le bord opposé de la feuille de nori libre sur 3 cm environ. Avec un doigt, déposer une fine ligne de wasabi au milieu du riz, dans la largeur. Déposer trois bâtonnets de concombre sur le wasabi. Déposer deux bâtonnets de saumon à côté du concombre. Soulever le bord du tapis proche de vous, rouler vers le haut en pressant pour que les ingrédients soient bien tassés. Presser avec la natte pour raffermir le rouleau. Rouler jusqu’au bout, et sceller le rouleau avec la bande de nori vierge de riz. S’assurer que le rouleau est bien fermé. Le déposer sur une assiette.
Confectionner deux autres rouleaux
saumon concombre de la même façon.
Vous obtenez donc 10 rouleaux, que
vous pouvez protéger avec du film alimentaire et mettre au frais au moins une
heure, et jusqu’au moment de manger.
Juste avant de manger, armez-vous de votre planche à découper, d’un très bon couteau et d’un grand verre d’eau. Déposer un rouleau sur la planche, tremper le couteau dans l’eau et découper le rouleau en 8 à 10 tranches (ne pas hésiter à remouiller très régulièrement le couteau). Déposer sur une assiette de service. Procéder de la même façon avec les 9 autres rouleaux, et servir immédiatement avec des petites coupelles de sauce de soja.

Photo : Christophe, Marmiton.
Cliquez sur la photo pour lire le compte-rendu de la rencontre Marmiton de Grenoble !
02 octobre 2005
Wafu tiramisu
Ma frénésie de cuisine japonaise me reprend : j'ai des envies de "wafu"
! Le terme désigne tout ce qui est japonais, très japonais, ultra
japonais ! "Wa" désigne le Japon et ses traditions, et "fu" veut dire
"style". On peut donc traduire "wafu" par "à la japonaise".
Aujourd'hui, j'ai customisé un tiramisu façon wafu : en remplaçant le
café par du thé matcha, et la mousse au mascarpone par une mousse au
tofu. Le résultat a comblé mes envies de Japon le temps d'un repas.
Wafu tiramisu
Pour 4 à 6 personnes
400g de tofu soyeux
70g de sucre roux
extrait de vanille
2 blancs d'oeuf
10 boudoirs
2 cuillerées à café de thé matcha
1 tasse d'eau très chaude
deux gros carrés de chocolat à pâtisserie
framboises pour la déco (facultatif)
Mélanger le thé matcha avec l'eau chaude. Tremper dedans 6 des 10 boudoirs et les répartir dans le fond des verres. Battre les blancs en neige. Dans un autre bol, battre au fouet le tofu soyeux, le sucre et un peu d'extrait de vanille. Ajouter les blancs en neige, très délicatement pour ne pas les casser. Déposer 3 grosses cuillerées de la mousse dans chaque verre. Tremper les 4 boudoirs restants dans le thé et les disposer dans les verres. Finir en y répartissant le reste de la mousse. Mettre au frais jusqu'au moment de servir (au moins une heure). Juste avant le service, râper le chocolat à l'aide d'un couteau économe. Ajouter quelques framboises pour décorer. Servir très frais.
***
Après
cette recette, il vous restera deux jaunes d'oeuf et un peu de thé
matcha au fond d'une tasse... Pour les utiliser, j'ai eu envie de faire
des cookies au matcha, comme je les avais vus sur le blog de Steven.
Mais comme je n'avais pas de beurre, et deux jaunes à utiliser au lieu
d'un, j'ai quelque peu adapté la recette... Et le résultat est très
différent des cookies obtenus par Steven : moins dorés, plus gonflés.
En tout cas, ils sont vraiment aériens... Steven sera peut-être content
de savoir qu'on peut donc obtenir de délicieux cookies sans beurre, en
le remplaçant par un peu d'huile d'olive et de lait ! ;)
C'est
finalement en accomodant les restes de la recette précédente que j'ai
obtenu le résultat qui m'a le plus séduite aujourd'hui.
Wafu cookies
Pour une quinzaine de cookies
1 cuillerée à soupe d'huile d'olive
3 cuillerées à soupe de lait de soja
50g de sucre roux
2 jaunes d'oeuf
1
cuillerée à café de matcha en poudre (le reste de la recette
précédente, obtenu en filtrant le liquide dans une passoire - vous
pouvez toujours boire le liquide restant, mais il est très fortement
infusé !)
150g de farine T80
1 cuillerée à café de levure
Mélanger
au batteur l'huile, le lait, les jaunes, le sucre et le matcha. Ajouter
la farine à la cuillère. Former une boule de pâte et l'entourer de film
sulfurisé pour la placer au réfrigérateur pendant une trentaine de
minutes. Préchauffer le four à 150°. Ensuite, donner une forme de pavé
à la pâte et la découper en tranchettes. Déposer les cookies sur une
plaque recouverte de papier cuisson. Cuire 20 mn à 150°, et laisser
refroidir sur une grille.
14 septembre 2005
Cheese-cake à la japonaise
Il y a quelques temps, je vous parlais de ma passion pour la tarte au citron,
qui n'a qu'une égale : ma passion pour le cheese-cake. Mais pas
n'importe comment : ni pâteux, ni étouffe-chrétien, ni farineux... Non
: le seul cheese-cake digne de ce nom doit être crémeux et fondre sous
la langue. Pour tout vous avouer, j'ai découvert le cheese-cake de mes
rêves au Japon. Mais pas dans un restaurant haut de gamme ni dans une
pâtisserie de luxe, non... Dans un "family restaurant", soit
l'équivalent de nos cafétérias d'hypermarchés, un dimanche soir, bien
inspirée : Joyfull !
Je
vous invite à visiter leur page web pour découvrir une cafétéria à la
japonaise - même si vous n'y comprenez rien, les photos parlent
d'elles-même ! Allez, on va faire le tour ensemble. Au menu, nous avons
:
- la série "plats légers"
(légers ??) : pâtes, gratins, salades, hamburgers, omelettes, currys,
pizzas... En fait de "plats légers", ce sont les plats à l'occidentale
(forcément, ça cale pas aussi bien que le riz blanc !)
- le grill : steaks hâchés et côtelettes au barbecue
- les plateaux :
un bol de riz, un bol de soupe miso, un bol de pickles, parfois un peu
de salade et toujours un plat à base de viande ou de poisson (très
souvent frits).
- les plats légers "wafu"
(à la japonaise) : de gros bols remplis de riz et surmontés d'une
garniture (poulet grillé, thon cru...) ou bien des soupes de pâtes. Ma
préférence allait toujours au tout premier de la liste : le negitorodon.
- les accompagnements à la carte : brochettes, fritures, pois salés, pieuvre grillée...
- les desserts : mille-crêpes, gâteau au chocolat, gâteau au thé, et... le fameux cheese-cake !
Le
jour où j'ai goûté ce cheese-cake, j'ai su que c'était l'élu : je
n'avais jamais rien mangé d'aussi délicieusement fondant et crémeux.
Portée par mon enthousiasme, j'ai donc fait tous les grands magasins de
la ville pour comparer les différents cheese-cakes : des soufflés, des
new-yorkais, des sablés, des entartés, des gonflés, des dégonflés...
Mais aucun qui remporte mon suffrage. J'ai donc continué à aller
régulièrement chez Joyfull sous des prétextes fallacieux ("J'ai pas
envie de cuisiner", "on est juste à côté !", "Tiens, un Joyfull qu'on a
pas encore testé !"), tout ça pour déguster mon merveilleux
cheese-cake.
Et un jour, j'ai reçu d'une lectrice de ce blog la
vraie recette du cheese-cake à la japonaise, que je viens de tester. Je
rêvais de la réaliser avec du cream-cheese Philadelphia, mais comme on
n'en trouve pas en France (mais pourquoi ????), je me suis rabattue sur
de la ricotta. Le résultat était très proche de mes espérances, très
fondant, et s'il aurait été encore meilleur avec du vrai cream-cheese,
comme au Japon, j'étais vraiment satisfaite. Merci beaucoup pour cette recette, Trisha !
La recette de Trisha est disponible ici en anglais.
Voici également une petite traduction en français avec les adaptations que je lui ai apportées :
Cheese-cake à la japonaise
250g de cream-cheese ou de ricotta
3 oeufs
50ml de lait
90g
de sucre
30g de maïzena
2 cuillerées à soupe de jus de citron
1/2 cuillerée à café de levure chimique
Préchauffer
le four à 175°C. Mélanger le fromage avec le lait, ajouter 50g de
sucre, les jaunes d'oeufs, la maïzena, le
jus de citron et la levure. Battre les blancs
d'oeufs avec le reste du sucre. Ajouter les blancs battus dans
la préparation précédente.
Verser le tout dans un moule rond (avec papier cuisson) et faire cuire
au bain-marie pendant 35-45 minutes. Bien laisser refroidir. Servir
avec de la confiture de fraises (à réchauffer dans une casserole avec
1/2 cuillerée à soupe d'eau), soit étalée sur le gâteau soit servie à
côté.
19 juillet 2005
Saumon et pommes de terre, sauce au lait de soja
Pour une fois, je n'ai pas trainé ! Voici la première recette tirée du livre "Les bonnes recettes au lait de soja", que j'ai effectuée le lendemain de son achat, pour contrecarrer ma tendance à acheter des livres de recettes en me contentant de regarder les photos sans jamais faire la recette !
Saumon et pommes de terre, sauce au lait de soja
Pour 2 personnes
2 pavés de saumon
4 pommes de terre
1 gousse d'aïl
2 cuillerées à soupe d'huile d'olive
3/4 de tasse de lait de soja
1 cuillerée à café de dashi (bouillon) en poudre
sel, poivre
Faire cuire les pommes de terre à l'eau, en morceaux, jusqu'à ce qu'elles soient tendres. Réserver.
Faire
chauffer dans une poèle l'huile avec l'aïl. Lorsque l'aïl est doré,
ajouter les pavés de saumon préalablement découpés en morceaux. Saler
et poivrer. Une fois le saumon cuit, réduire sur feu doux et ajouter le
lait de soja et le bouillon. Laisser chauffer doucement, puis ajouter
les pommes de terre en remuant délicatement. Le lait de soja ne doit
pas bouillir. Une fois les pommes de terre chaudes, servir.
Cette
recette est une excellente surprise. J'ai même fini la sauce au lait à
la petite cuillère pour ne pas en perdre une goutte ! Voilà qui change
des recettes de poisson habituelles, sans être extraordinairement
calorique. Le lait de soja donne au saumon et aux pommes de terre une
douceur inimitable... Je vais m'empresser de tester les autres recettes
de ce superbe livre !
15 juillet 2005
Sushi au riz complet
Je vous le disais il y a quelques temps, j'en ai MARRE du riz blanc. Et des aliments raffinés en général : les pâtes, le pain blanc... C'est mon côté végétarienne hardcore qui ressort, comme dirait Estelle, j'ai besoin d'aliments complets ! En ce moment, je suis donc dans ma période riz complet. Et j'ai voulu faire un test : les sushi au riz complet. Je n'en avais jamais vu ni même entendu parler, mais je ne voyais pas pourquoi ça ne marcherait pas. Effectivement, le riz complet est moins collant que son copain blanc, donc la tenue est forcément moins bonne, mais avec un peu de patience on arrive à tout. Et comme vous pouvez le constater sur la photo, ça ne se tient pas si mal que ça !
Enfin, toujours grâce à Estelle, je suis également dans ma période cottage-cheese. Quand j'entâme un pot il faut le finir, mais comme j'en rachète un autre pour complèter il y a toujours du cottage-cheese à finir ! J'ai donc décidé d'en venir à bout cette fois-ci avec ces sushi au riz complet, cottage-cheese et salade de chou râpé (achetée toute prête !).
Sushi au riz complet
Pour 2 personnes
1 verre 1/4 de riz complet
Vinaigre de pomme
Sel
125g de cottage cheese
quelques feuilles de basilic
poivre
salade de chou râpé ou feuilles de laitue
2 feuilles de nori
Faire
cuire le riz complet (il doit être limite un peu trop cuit). Après
cuisson, ajouter une ou deux cuillerées à soupe de vinaigre de pomme,
saler et mélanger Laisser tiédir.
Préparer la garniture en écrasant
le cottage-cheese avec des feuilles de basilic finement ciselées et un
peu de sel aux herbes et du poivre.
Procéder comme pour les maki
sushi en étalant la moitité du riz sur une feuille de nori, puis par
dessus un peu de salade de chou (ou une feuille de laitue) et la moitié
du cottage-cheese, puis rouler. Placer au réfrigérateur quelques
minutes avant de découper, ça aidera à la bonne tenue du sushi.
Au
final, je ne suis pas mécontente du tout de ces sushi complets. Le goût
très frais du cottage-cheese au basilic s'accorde bien avec celui du
riz complet, et ça change radicalement des sushi au riz blanc et au
poisson cru. Voilà une recette qui fera plaisir aux végétariens
hardcore et aux autres !
05 juillet 2005
Sastumaimo cake : la recette !
Tout d'abord, la matière première : une patate douce japonaise, dite satsuma imo. Une seule a suffit, elle était énorme !
Une fois sortie de l'eau, madame patate en morceaux est très facile à peler et à écraser à la fourchette.
Ensuite, je fais comme la recette me dit : un bon morceau de beurre dans la poèle et on écrase la purée de patate dedans. On ajoute le sucre (pas des masses, je me souviens que le gâteau que je tentais d'imiter était peu sucré), et on écrabouille jusqu'à ce que le tout soit bien mélangé. Là, la recette ne le disait pas, mais j'ai ajouté du lait ! C'est pas ma faute, j'ai du mal à imaginer la purée de patate sans lait... et puis j'avais un fond de bouteille à finir. Va pour un peu de lait. Dans un bol, je bats 2 oeufs, j'ajoute de l'essence de vanille et j'incorpore tout ça à ma purée, toujours sur feu doux. Ça commence à avoir une consistance, mais vue la quantité gargantuesque de purée je ne risque pas d'arriver à en faire des galettes bien dorées à la poèle, sous peine de réchauffer l'appartement pendant 3 ou 4 heures. Je décide donc de ressortir ma technique sauveuse des jours de tests culinaires bizarres : on fourre tout dans le rice cooker, on met sur "on" et on voit ce que ça donne ! Variante pour ceux qui n'ont pas de rice cooker : au four, ça marche aussi bien voire mieux.
Résultat au bout de 45 minutes :
Coupons pour voir...
Allez, une p'tite part pour voir...
Bref, je suis pas mécontente de cette expérience. Désolée de ne pas vous donner de proportions plus précises... mais vous devrez faire comme moi, un peu au pif, et vous verrez, ça marche ! Par contre, je vous conseille de ne pas prendre une patate aussi énorme, ou alors de diviser la purée par deux pour la cuire, afin d'obtenir un gâteau plus fin et mieux doré des deux côtés. Voire d'utiliser des petits moules si vous voulez en faire des galettes. Maintenant, à vous de jouer !
03 juillet 2005
Chahan
Pour 2 personnes
300g de riz complet cuit, chaud
50g de miettes de saumon, en boîte ou fraîches (saumon grillé émietté)
1/4 de laitue
1/2 oignon
1 oeuf
2 cuillerées à café de mélange spécial cuisine chinoise en poudre : chûka aji*
2 cuilleées à soupe d'huile
Verser l'huile dans une poèle chaude et y faire fondre l'oignon. Casser l'oeuf dans la poèle et remuer rapidement pour faire des "miettes d'omelette". Ajouter rapidement le riz et les flocons de saumon. Bien remuer, puis ajouter les épices chinoises. En dernier, ajouter la laitue coupée en morceaux, et mélanger quelques instants. Servir immédiatement.
Et voilà un plat complet, bien relevé, réalisé en 10 minutes (si le riz est déjà cuit).
En général, les Japonais utilisent du riz blanc pour le chahan, mais cette recette tombe en plein dans ma période "j'en peux plus du riz blanc", et c'est pourquoi je l'ai déclinée avec du riz complet, bien moins insipide et plus intéressant du point de vue nutritionnel.
















