01 juillet 2005
Banbanji
Banbanji (poulet sauce au sésame)
Pour 4 personnes
500g de blancs de poulet
1/4 de chou vert
1 bonne poignées de pousses de soja fraîches, rincées
quelques tiges de nira ou de ciboule
2 cuillerées à soupe de tahini (purée de sésame)
2 cuillerées à soupe de sésame moulu
1 cuillerée à soupe de miel liquide
2 cuillerées à soupe de sake
2 cuillerées à soupe de shôyu (sauce de soja)
sel et poivre
Couper
le chou en fines lanières. Emincer le nira. Mettre un demi-verre d'eau
dans le fond d'une marmite, ajouter le chou, porter à ébullition.
Couper le blanc de poulet en morceaux, saler et poivrer. Déposer les
morceaux de poulet sur le chou, ajouter par dessus les pousses de soja
et le nira, mettre le couvercle et laisser cuire à feu doux jusqu'à ce
que le chou et le poulet soient tendres. Préparer la sauce en
mélangeant le tahin, le sésame, la sauce de soja, le miel et le sake.
Dresser le poulet et les légumes sur les assiettes et disposer la sauce
au sésame par dessus.
J'ai servi ce poulet avec des soba, des nouilles de sarrasin, mais à vous de trouver l'accompagnement qui vous convient le mieux : riz, pâtes, quinoa...
27 juin 2005
Soy cake
Soy cake
2 oeufs
65g de farine de blé
20g de kinako (poudre de soja)
100ml de lait de soja
3g de levure chimique
60g de sucre
Et voici le résultat, dont je ne suis pas peu fière : un gâteau léger, à la mie aérienne, et au bon goût de... soja !
23 juin 2005
Nira tsukune
Envie de
hamburger light et sans boeuf ? J'ai ce qu'il vous faut ! Et... non,
pour une fois ce n'est pas du tofu que je vais vous proposer à la place
de la viande !... Vous pouvez donc rester ;) Ce sont tout simplement
des burgers à la volaille et au nira, sans graisses et donc ultra
légers.
Pour 2 ou 3 personnes
- 300g de poulet cru hâché
- quelques brins de nira
- 1 oeuf
- 50g de farine
- une demi tasse de lait
- une demi cuillerée à café de gingembre en purée
- une cuillerée à soupe de sauce de soja
Pour la sauce :
- 2 cuillerées à soupe de miel liquide
- 2 cuillerées à soupe de sauce de soja
Couper les brins de nira très finement. Mélanger la farine, le lait, le poulet, le gingembre, la sauce de soja, et bien mélanger. Ajouter enfin le nira. Si vous trouvez la consistance trop liquide, ajoutez de la farine. Faire cuire par petits paquets dans une poèle bien chaude et légèrement huilée. Pour la sauce, mélanger miel et sauce de soja (vous pouvez la remplacer par du ketchup).
J'ai servi ces nira burgers avec des tomates cuites à la provençale, ça a donné une assiette équilibrée qui change un peu du sempiternel riz / légumes / viande. C'était bon et pas compliqué à préparer. "A refaire !", a dit le chéri. Ca se passe de commentaires !
21 juin 2005
Sushi rouges
... et avec mesdames les crevettes (crues, si si, je vous assure, il faut essayer !)
Pour le riz rouge :
- 3 verres de riz mochi (du riz à grains très petits, très courts, et très glutineux)
- 1/3 de verre de haricots azuki (haricots rouges japonais)
Faire cuire les azuki dans une casserole pendant 20 mn dans 4 ou 5 fois leur volume d'eau. Pendant ce temps, bien laver le riz mochi. Séparer les haricots rouges de leur liquide et réserver. Prélever du liquide de cuisson des azuki, et ajouter de l'eau pour avoir 1,5 à 2 verres de liquide. Verser ce liquide sur le riz et laisser reposer une bonne heure. Faire cuire ensuite dans une casserole ou un cuiseur à riz en ajoutant un peu de sel, jusqu'à complète absorption du liquide.
Pour les sushi :
- quelques tranches de saumon cru, de thon cru et de crevettes crues
- quatre feuilles de shiso
- du wasabi
- de la sauce de soja pour la dégustation.
Travailler avec le riz rouge encore chaud mais plus brûlant. Bien mouiller ses mains, les saler un tout petit peu, et former des petits boudins de riz (la quantité de riz permet d'en faire une dizaine et de confectionner des onigiri avec le reste). Déposer sur chaque boudin une larme de wasabi, une demi-feuille de shiso, et un morceau de poisson cru. Répéter l'opération avec tous les sushi.
Déguster avec de la sauce de soja.
Franchement, cette façon de faire m'a fait redécouvrir les sushi. Le shiso révèle plein de saveurs inattendues dans le poisson, et le riz rouge fond dans la bouche. Je vous la conseille si vous voulez changer des sempiternels sushi classiques au riz blanc !
19 juin 2005
Pudding de lait de soja à l'arrow-root et crème de sésame noir
Il s'agit de fécule brute extraite des rhizomes ou des bulbes de certaines plantes tropicales. Le véritable arrow-root vient de la Maranta arundinacea (à vos souhaits), une plante des forêts humides et chaudes d'Amérique Centrale et du Sud. Le mot vient de l'anglais et signifie "racine à flèche" (il parait que les Indiens Arawaks utilisaient les rhizomes pour extraire le poison des blessures faites par des flèches empoisonnées). C'est un ingrédient essentiel de nombreux peuples anciens, qui l'utilisaient pour ses vertus curatives. L'arrow-root est donc tout simplement une sorte de fécule, comme le tapioca (fécule de manioc) ou encore la fécule de pommes de terre. On l'utilise pour faire épaissir les sauce et les crèmes. Ses grains sont plus gros que ceux du tapioca, comme vous pouvez le voir sur la photo.
Les Japonais utilisent beaucoup l'arrow-root (kuzu) dans les desserts, comme par exemple les kuzumochi, sortes de gâteaux gluants, à mi-chemin entre le pudding et le marshmallow (je ne suis pas bien douée en description, mais je vous assure que c'est très bon !).
Pudding de lait de soja a l'arrow-root et crème de sésame noir
Pour 6 personnes
- 100g d'arrow-root
- 100g de sucre
- 260 ml de lait de soja
- 200 ml d'eau
- 50g de purée de sésame noir
- 1,5 cuillerées à soupe de miel
- 2 cuillerées à soupe d'eau bouillante
Dans un bol, mélanger l'arrow-root et le sucre. Ajouter progressivement le lait de soja et l'eau, tout en écrasant l'arrow-root avec les doigts. Au final, tous les blocs de poudre doivent être dissous dans le liquide. Verser le tout dans une casserole et remuer sur feu vif. Attention, la crème prend très vite, donc il faut remuer constamment. Lorsqu'elle atteint une consistance ferme, stopper le feu et mettre la crème dans un plat (pas trop grand, à bords hauts).
Laisser au frais quelques heures, pour que le pudding prenne complètement.
Avant de servir, préparer la crème de sésame noir. Mélanger la purée de sésame noir avec le miel et l'eau bouillante.
Sortir le pudding du frigo, démouler et couper en 6 tranches. Servir avec la crème de sésame noir.
J'étais ravie, car avec ce dessert j'avais réussi à retrouver le goût de celui du restaurant. La crème de sésame noir apporte définitivement un plus, mais on peut la remplacer par un coulis de fruits rouges, par exemple. Voila donc un dessert très japonais, et très bon pour la santé - vous qui lisez mon blog connaissez désormais les vertus du soja et du sésame, plus besoin, donc, de vous les rappeler ! Et surtout, ne vous fiez pas aux apparences... Les desserts qui ont l'air bizarres sont bien souvent les plus délicieux ;)
03 juin 2005
Harumaki
En effet, l'été japonais se déroule en trois temps. Juin-juillet : saison des pluies, climat tropical, vêtements qui collent à la peau, moustiques affâmés et humeur électrique pour Clea. Juillet-août : saison sèche, cagnard et cris des cigales, Clea à l'abri de la clim'. Août-septembre : saison des typhons et des catastrophes en tous genres, et journée spéciale tremblements de terre le 1er septembre (histoire de savoir quoi faire quand la terre tremble, c'est-à-dire souvent).
Bref, c'est déjà l'été, et je n'ai pas vu le printemps. C'est en prenant conscience de cela que j'ai eu brutalement envie de rouleaux de printemps. Vous savez, quelque chose de très aérien, avec plein de petits légumes nouveaux à croquer dedans. Mieux vaut tard que jamais, je vous propose donc mon adaptation personnelle des rouleaux de printemps japonais, ou harumaki (de "haru", printemps, et "maki", rouleau, on ne peut plus logique).
- 6 feuilles de riz
- 6 petites feuilles de salade
- une carotte
- une tige de negi (ciboule)
- deux poignées de pousses de soja
- 6 bâtonnets de surimi
- quelques pousses variées (graines de moutarde, luzerne...)
Pour la vinaigrette au sésame :
- 1 cuillerée à soupe de moutarde à l'ancienne
- 1 cuillerée à soupe de sauce de soja
- 1 cuillerée à soupe de sésame moulu
- 2 cuillerées à soupe de vinaigre de riz
- 3 cuillerées à soupe d'huile de sésame
Couper la carotte dans la longueur pour avoir de longs morceaux, et les blanchir dans une casserole d'eau bouillante pendant une minute.
Préparer chaque rouleau de la facon suivante :
- Passer la feuille de riz dans une assiette pleine d'eau, recto verso, rapidement pour ne pas ensuite la déchirer.
- Poser une feuille de salade sur la feuille de riz (elle doit en recouvrir les deux tiers environ)
- Poser sur la salade un bâtonnet de carotte et un bâtonnet de surimi (dans la largeur). Ajouter quelques pousses de soja et autres jeunes pousses, ainsi que du negi coupé en tout petits morceaux.
- Enrouler la feuille de riz autour de la carotte et du surimi pour former un rouleau.
- Couper le rouleau en trois ou quatre, pour obtenir des petits rouleaux.
Pour la vinaigrette, assembler tous les éléments dans l'ordre en remuant bien entre chaque.
Servir la vinaigrette avec les rouleaux de printemps.
La vinaigrette au sésame change un peu de la sauce chinoise que l'on déguste habituellement avec les rouleaux de printemps, et s'accorde parfaitement avec les crudités. J'ai servi ces rouleaux de printemps avec des onigiri, ça a donné une tres jolie assiette printanière.
Maintenant, il va falloir que j'accepte la dure réalité : c'est l'été. Ca existe, les rouleaux d'été ?
31 mai 2005
Cabbage roll
Dans tous les pays où on mange du chou, on trouve des recettes de chou farci aux saveurs locales. Celle-ci a le goût du nira (une sorte de ciboulette au goût très prononcé), des champignons shiitake, du bouillon d'algues et de la sauce de soja. Bref, le goût du Japon ! Pas celui des restaurants (le poisson cru et le wasabi), mais celui de la bonne cuisine des familles et des échoppes.
- un demi chou vert
- 300g de viande de porc hâchée
- 3 champignons shiitake
- 1 carotte
- 1 demi oignon
- quelques brins de nira (ciboulette japonaise au goût prononcé)
- sel
- 2 cuillerées à soupe de shôyu
- 2 tasses de bouillon (dashi ou bouillon de légumes)
Faire blanchir les feuilles de chou à l'eau bouillante jusqu'à ce qu'elle soient tendres et prennent une belle couleur vert translucide.
Préparer la farce : émincer très finement les champignons, la carotte, l'oignon et le nira. Mélanger à la viande hâchée. Saler.
Garnir les feuilles de chou avec la farce et former des rouleaux (comme pour les rouleaux de printemps !). Ne pas laisser de "trous" sinon la farce s'échappera à la cuisson.
Faire chauffer à feu doux le bouillon et le shôyu dans une marmite, et y déposer les rouleaux de chou. Laisser cuire à feu doux avec le couvercle pendant une bonne vingtaine de minutes jusqu'à ce que la viande soit cuite.
Servir, comme vous le souhaitez : tel quel, ou bien accompagné de petits légumes sautés, de riz, de quinoa...
25 mai 2005
Mon ami l'Onigiri
Mais il y a deux ans et demi de ça, je suis partie en vacances avec une famille japonaise (les parents et les deux petites filles), et au lieu des choco Prince il y avait... des onigiri ! En plus, je me souviens que ce jour-là je m'étais réveillée en catastrophe et n'avais pas eu le temps de prendre un petit-déjeuner. Et j'étais tellement contente quand la maman m'a proposé un onigiri que je me suis emmêlé le Japonais et que j'ai décliné la proposition (pour dire "oui, j'en veux", il faut utiliser le "non" en Japonais, mais j'en voulais tellement que je me suis écriée "oui, oui", et la maman a remballé ses onigiri aussi sec !).
Depuis ce temps, les onigiri sont devenus mes amis. Ces boulettes de riz parfois natures, parfois agrémentées d'algues, de sésame, de saumon et de plein d'autres choses encore, sont l'encas préféré des japonais. Bien plus diététique que les choco Prince, je vous l'accorde, mais on a la madeleine qu'on peut, hein... Les Japonais mangent des onigiri dès que le besoin s'en fait sentir : petit creux, repas sur le pouce, pique-nique... Il est vrai que c'est un encas à la fois rapide à préparer, en général pas gras (sauf ceux qui sont fourrés au thon-mayo !), et qui remplit bien son rôle (le riz, ça cale mieux et plus longtemps que les choco Prince !). L'onigiri fait partie des basiques de la cuisine japonaise, avec la soupe miso et le sushi. Je me devais donc de faire les présentations !
- 2 verres de riz cru
- 2 verres et demi d'eau
- deux cuillerées à soupe de graines de sésame blond
- une petite tranche de saumon frais, grillée et émiettée
- 6 à 8 petites feuilles d'algue nori (facultatif)
- de l'eau et du sel
Faire cuire le riz dans l'eau jusqu'à complète absorption de l'eau. Une fois le riz cuit, incorporer délicatement le saumon émietté et le sésame, et bien mélanger. Laisser tiédir un peu le riz, mais pas refroidir (on ne fait pas d'onigiri avec du riz froid !), juste histoire de ne pas trop se brûler ! Mouiller les deux mains et verser un peu de sel dans la paume, puis frotter les mains. Attraper une bonne poignée de riz et modeler pour lui donner la forme souhaitée (triangulaire, arrondie...). Décorer avec une petite algue nori (facultatif). Procéder de même avec le reste de riz (ne pas oublier de remouiller et de resaler les mains régulièrement !). La quantité indiquée permet de former de 6 à 8 onigiri.
On peut varier à volonté la garniture du riz, mettre du thon, des légumes, des champignons, des algues... L'essentiel étant qu'il n'y en ait pas trop pour que la boulette de riz tienne bien. On peut aussi faire une boulette de riz nature que l'on fourre à l'intérieur avec ce que l'on veut : saumon, thon-mayonnaise, poulet... Le plus japonais reste néanmoins l'onigiri à l'umeboshi, cette prune vinaigrée qui trône avec fierté sur tous les bento japonais.
J'espère que vous penserez désormais à mon ami l'Onigiri la prochaine fois que vous partirez en vacances !...
23 mai 2005
Negitorodon
Le terme "don" désigne la façon de servir le riz sous un dôme de garniture dans un bol. On trouve toutes sortes de "don" : "gyûdon" (viande de boeuf et riz), "katsudon" (porc frit, omelette et riz, très diététique !), etc. Mais le negitorodon est de loin mon préféré, car il contient des saveurs très délicates réunies dans une excellente combinaison. Le "toro" est du thon gras. Ici, il est présenté cru et finement hâché. On l'agrémente de "negi", la fameuse ciboule japonaise, finement émincée, et de paillettes d'algue nori séchée. J'ajoute aussi quelques graines de sésame blond, même si elles n'entrent pas dans la recette traditionnelle (vous avez certainement déjà remarqué que j'aime mettre du sésame un peu partout !). Mais le negitoro ne serait rien sans l'assaisonnement, composé d'une boulette de wasabi et de sauce de soja que l'on ajoute au moment de la dégustation.
Il existe deux façons de déguster le negitorodon. La première, la plus classe, consiste à piocher avec ses baguettes quelques grains de riz, un peu de thon et un millimètre de negi, de tremper ensuite le bout des baguettes dans le wasabi puis d'effleurer délicatement la sauce de soja avant de déguster. Hmmm. Mais un peu procédurier, tout de même. C'est pourquoi je vous propose la deuxième option (la mienne) : verser juste ce qu'il faut de sauce de soja sur le thon, prendre ses baguettes et touiller le tout jusqu'à obtention d'une bouillie innommable et délicieuse. Le goût du thon cru qui se réchauffe au contact du riz, et la petite pointe de wasabi qui relève tout ça derrière, hmmm ! Je ne vous dis que ça !
Negitoro don
Pour 3 personnes
- du riz blanc cuit (autant que vous voulez, mais assez pour 3 personnes en tout cas !)
- 300g de thon rouge hâché (cru)
- wasabi
- nori en paillettes
- shoyu
- graines de sésame blond
- negi (ou ciboulette)
Laver et hâcher une tige de negi.
Mettre le riz (bien chaud) dans 3 grands bols. Disposer dessus le thon cru, décorer avec des paillettes de nori, du negi et du sésame, et déposer au centre une boulette de wasabi.
Pour la dégustation : verser dans le bol quelques cuillerées de shoyu, et déguster selon la méthode de votre choix !
19 mai 2005
Gyoza
La dernière fois que j'en ai acheté au supermarché, dans un élan de curiosité j'ai regarde la liste des ingrédients et j'ai été effarée d'y trouver autant d'huile ! Du coup, je suis partie à la recherche d'une recette, et je me suis dit qu'ils devaient être bien plus light si on les faisait soi-même (un constat qui vaut pour a peu près tout, en réalité !). Ni une, ni deux, j'ai donc lance l'idée d'un atelier gyoza, et Ludo a accepté de jouer les chefs pour l'occasion !
- 30 feuilles de pâte à gyoza (pâte à ravioli faite à la farine de blé et de riz)
- 200g de viande de porc hâchée
- chou vert
- nira (très grosse ciboulette au goût proche de l'oignon nouveau)
- shôyu
- sel, poivre
- gingembre
- aïl
- sake
- huile de sésame
Bien pincer les bords pour que la garniture ne s'échappe pas.
Procéder de même avec les 29 autres !
Résultat : ces gyoza sont vraiment délicieux et n'ont rien a voir avec ceux des supermarchés ! Très peu gras, ils sont croustillants et on sent bien le goût de tous les ingrédients. Les légumes sont cuits mais encore croquants et la viande de porc est très tendre. A refaire !
Pour les curieux et les patients qui voudraient faire la pâte eux-mêmes, je vous conseille d'aller voir sur ce site comment faire. Bonne chance, car elles sont fines, les feuilles de gyoza !













