10 juin 2006
Gâteau brioché à la fleur d'oranger
Dans la famille Desperate Housewives, je m'identifierais assez bien à Bree, et dans la famille Friends, plutôt à Monica, ce qui me faut parfois l'affectueux surnom de Monica-Bree. Le point commun de ces deux personnages - je le rappelle pour ceux qui n'auraient pas suivi ces deux excellentes séries - c'est d'être un poil maniaques. Et quand je dis un poil... Chez Bree, on pourrait facilement manger par terre les cookies parfaitement ronds et dorés préparés par la maîtresse de maison, et quant à Monica, elle remarquerait que le canapé du salon a été déplacé d'un demi-millimètre... Donc, j'avoue et j'assume complètement, je suis un peu les deux. Comme Monica, j'ai besoin qu'on aime ma cuisine pour me prouver que l'on m'aime, moi, et comme Bree, je refuse de partir de chez moi avant que mon lit ne soit fait, bien lisse, sans rien qui dépasse.
Mais parfois, j'ai un peu le Rachel qui pousse en moi (ou le Susan, c'est comme vous voulez, les deux sont aussi pires l'une que l'autre pour la Monica-Bree que je suis !), et je décide des trucs comme ça, sur un coup de tête. C'est ainsi que l'autre jour, je me suis retrouvée à faire un gâteau au yaourt sans yaourt !
J'avais décidé, en rentrant chez moi, de me lancer dans une recette de Valérie Cupillard, le gâteau brioché à la fleur d'oranger, pour faire plaisir à mon chéri qui avait eu une dure journée. Dans ma tête, j'ai récapitulé un peu le contenu de mes placards, et je me suis dit que j'avais tout ce qu'il fallait pour un gâteau. Sauf que la base de ce gâteau-là, c'était un yaourt au soja, et que je n'avais pas de ça chez moi ! Donc, j'ai grugé : j'ai pris une "cup" (qui me sert pour doser le riz), et j'ai dosé 120 ml (environ 1/2 cup) de crème et de lait de soja mélangé. Ensuite, j'ai dosé le reste de mes ingrédients sur la même base. Et ce n'est qu'en enfournant que j'ai réalisé ce que Rachel m'avait fait faire : au lieu de mettre 3 x 1/2 cup de farine, j'avais allègrement mis 3 cups !
Du coup, le gâteau était - comment dire - un chouïa bourratif... Mais si vous ne faites pas votre Rachel, je peux vous assurer qu'il sera délicieux : léger et brioché à souhait... Parce que même comme ça, il était déjà très bon, et il a bien joué son rôle de "remonte-moral" !
Gâteau brioché à la fleur d'oranger, d'après Valérie Cupillard
1 yaourt au soja (ou bien : 60g de crème de soja et 60g de lait de soja)
3 oeufs
1/2 pot de yaourt d'huile d'olive
2/3 de pot de yaourt de sucre blond de canne
3 pots de farine bise T80
1 sachet de levure sans phosphates (18g)
3 cuillerées à soupe d'eau de fleur d'oranger
3 cuillerées à café de sucre blond de canne
Mélanger tous les ingrédients en les dosant avec le pot de yaourt. Réserver les 3 cuillerées de sucre. Verser la pâte dans un moule huilé, et saupoudrer par dessus les cuillerées de sucre, de manière à former une toute petite couche de sucre sur le gâteau. Enfourner à 160° pour 10 mn, puis augmenter à 170° pendant 10 minutes, et enfin à 180° pendant les 10 dernières minutes. Le gâteau doit être gonflé, bien doré, et un peu craquelé sur le dessus. Laisser tiédir avant de déguster.
01 juin 2006
Vive les mariés !
Samedi dernier, Ludo et moi étions témoins du mariage de deux de nos meilleurs amis... Un mariage décidé un peu au dernier moment, qui se voulait sans chichis et convivial, avec peu d'invités ! Heureusement pour moi, car j'étais également... en charge de la pièce montée !
Mais mon amie, la mariée, elle est un peu comme moi : elle n'aime pas faire comme tout le monde ! Elle m'a donc demandé une pièce montée sans choux ni nougatine, tout en muffins ! Un peu inquiète au début sur la façon de procéder, je me suis finalement lancée, sur les bons conseils de quelques marmitonautes.
La veille du mariage, un peu tard, j'ai fait plusieurs fournées de muffins colorés, que j'ai ensuite assemblés à l'aide de cure-dents (et de ma maman pour le côté mathématique) (et de Ludo pour le soutien psychologique) (et de la voisine pour la farine qui manquait - merci !).
Le résultat, ma foi, n'était pas si mal que ça ! J'ai aimé le côté gai et coloré des muffins, qui donnent un résultat tout en rondeur et en gourmandise, bien plus facile à servir qu'une pièce montée collée à la nougatine...
En tout cas, les mariés avaient l'air contents, et il valait mieux pour eux, parce qu'ils n'ont toujours pas fini de la manger ;)
Finalement, je me dis que ça pourrait également constituer un joli gâteau d'anniversaire, pour les petits comme les grands, ou bien quelque chose de facile à servir lors d'une grande réunion de famille... N'hésitez pas, c'est vraiment facile à faire !
Et tous en coeur...
Vive les mariés !
Pièce montée sans choux ni crème
Pour 30 convives
Il vous faut au moins 2 plaques pour muffins : une pour gros muffins, et une pour petits muffins.
Et un paquet de petits cure-dents !
Muffins au chocolat noir
250g de farine T65
1 càc de levure
100g de sucre
2 oeufs
50g de beurre
25cl de lait
150g de chocolat à pâtisserie
Muffins au chocolat blanc
250g de farine T65
1 càc de levure
50g de sucre
2 oeufs
30g de beurre
25cl de lait
150g de chocolat blanc
Muffins à la framboise
250g de farine T65
1 càc de levure
100g de sucre
2 oeufs
50g de beurre
25 cl de lait
150g de framboises mixées en purée
La méthode est la même pour tous les muffins.
Préchauffer le four à 200°.
Dans trois culs de poule différents, mélanger tous les ingrédients de chaque préparation, dans l'ordre. Le beurre et les chocolats doivent être fondus. Mélanger au batteur électrique. Normalement, la préparation au chocolat noir doit être la plus volumineuse, ce qui permet de remplir trois petits moules à tartelettes en plus des moules à muffins - ils feront le centre de la pyramide.
Remplir les plaques de muffins d'une préparation, et laisser cuire 15 à 20 mn en vérifiant la cuisson avec la pointe d'un couteau qui doit ressortir sèche. Il est important de ne pas laisser trop cuire...
Lorsqu'une fournée est prête, démouler rapidement à l'aide d'un couteau (en faisant le tour de chaque muffin), et enfourner la préparation suivante.
Lorsque tout est prêt, laisser refroidir avant de commencer le montage.
Au centre du plateau, empiler les trois gâteaux en forme de tartelette. Autour, arranger de gros muffins. Pour le deuxième niveau, continuer à empiler les gros muffins, en les faisant tenir à ceux du dessous à l'aide de petits cure-dents. Ne pas oublier le centre de la pyramide, en mettant de gros muffins. Empiler ensuite de petits muffins à partir du troisième niveau, toujours en les faisant tenir à l'aide de cure-dents.
Il vous restera peut-être quelques muffins, que vous pourrez utiliser en déco sur les côtés de la pyramide (j'avais planté dedans des sucettes en chocolat en forme de coeur !).
Ouf, c'est prêt ! Je vous conseille de la protéger avec du papier aluminium jusqu'au moment de la dégustation...
27 mai 2006
Tarte à la rhubarbe alternative pour mamans dans le vent !
Je sais pas chez vous, mais chez moi, la Fête des Mères rime avec une bonne tarte sucrée aux fruits de saison... Pâte sablée et fraises pleines de goût et luisantes de confiture maison, ou bien tarte à la rhubarbe délicieusement acidulée, avec une pâte craquante et douce... C'est celle-ci que je vous propose pour le joli dimanche ensoleillé de demain !
Vous avez peut-être déjà votre propre recette de tarte à la rhubarbe. La méthode est simple : une pâte, un appareil à base de crème fraîche, et de la rhubarbe ! Très classique tout cela... Mais ça peut aussi devenir très original si on utilise des ingrédients "alternatifs" qui rendront la confection plus rigolote, et la dégustation plus légère ! Vous commencez à avoir l'habitude : cette fois-ci, crème d'avoine, sirop de maïs, sucre complet et lait de riz sont de la partie...
Tarte à la rhubarbe alternative
Pour 6 personnes
280g de farine T80
1 dl d'huile d'olive
1 dl d'eau
1 càc de cannelle en poudre
1 càs de sirop de maïs
Beaucoup de rhubarbe
20 cl de crème d'avoine liquide (ou soja)
40g de sucre complet
15 cl de lait de riz
Dans un cul de poule, verser la farine et la cannelle, mélanger. Creuser un puits, y verser l'eau, l'huile et le sirop de maïs. Mélanger avec une cuillère puis avec les mains pour former une boule. Etaler et foncer un moule à tarte.
Préchauffer le four à 190°C. Eplucher et laver la rhubarbe, la couper en petits tronçons, et bien remplir le moule à tarte. Mélanger la crème, le lait et le sucre complet, et verser sur la rhubarbe. Enfourner pour 40 mn environ, jusqu'à ce que la pâte soit bien dorée et la rhubarbe tendre. Laisser refroidir avant de servir.
Bonne fête maman !
03 mai 2006
J'ai raté le KKVKVK...
Si vous voulez savoir ce que ça donne, une Clea en vacances, eh bien voilà : ça donne une linzertote un 2 mai au matin, alors que la deadline du KiKiVeutKiVientKuisiner, organisé par Aude cette fois-ci, était le 1er mai à minuit ! En toute bonne foi, en malaxant la pâte parfumée aux noisettes et à la cannelle de ma tarte ce matin, je m'imaginais poster la photo à Aude pour pouvoir participer... Ah ben non, c'était sans compter mon cerveau en vacances, qui n'avait pas pris en compte les règles du jeu ! Mais tout cela n'est pas très grave. D'abord, parce que tout le monde va déjà avoir un mal fou à départager les nombreux candidats, et ensuite parce que cette linzertorte était vraiment une belle expérience en soi.
Quand j'ai dit à ma maman que je voulais faire une linzertorte pendant mes vacances, elle s'est exclamée qu'elle-même avait été une pro de la linzer quand elle avait mon âge ! Qu'elle en faisait tout plein pour ses copines, et tout et tout. Et sur ce, elle m'a sorti deux jolies roulettes en bois pour découper des lanières.
Alors, on s'y est mises toutes les deux. On a pris la recette d'un vieux livre de Ginette Mathiot, La Pâtisserie Pour Tous. Comme on n'avait pas de poudre d'amandes, on a mixé des noisettes, et ça a réveillé le chat. La recette indiquait 15g de cacao dans la pâte, mais ma maman soutenait qu'elle ne mettait pas de cacao, alors j'en ai mis 7,5g, pour départager Ginette et ma maman. Une demi-heure plus tard, la maison sentait bon la noisette et la confiture de framboises !
Linzertorte
Pour 8 personnes
200g de farine T80
125g de noisettes moulues
60g de Rapadura (sucre complet)
10g de cacao en poudre
10g de cannelle en poudre
100g de beurre
1 jaune d'oeuf
250g de confiture de framboises allégée en sucre
Dans un grand bol, mélanger la farine, la poudre de noisettes, le sucre, le cacao et la cannelle. Faire un puits et ajouter le beurre fondu et le jaune d'oeuf. Mélanger à la cuillère. Mouiller ses mains et malaxer le tout pour former une boule. Etaler les 2/3 de la boule dans un moule à tarte. Mettre au four à 180° pour 10 minutes. Pendant ce temps, étaler le reste de la pâte et découper des lanières. Sortir la tarte du four, étaler la confiture et répartir les bandelettes. Remettre au four pour 20 minutes environ. Laisser refroidir avant de découper.
23 avril 2006
Clea à Paris, Acte III (et dernier) : la saga du matcha !
Suite et fin de mon récit parisien.
Après avoir dévalisé Kioko et m'être pâmée chez Ladurée, il me restait encore une envie à combler, et une envie comme ça, ça ne se négocie pas : il me fallait du matcha. Pas un pot de matcha - ça j'en ai toujours à la maison - non : il me fallait goûter les dernières créations matchaesques parisiennes, à savoir celles de Sadaharu Aoki.
Grâce à Anne, j'avais déjà pu goûter l'été dernier à son cake au matcha, et j'avais tellement adoré que j'étais impatiente de découvrir la suite : l'éclair au matcha, le millefeuille au matcha, la confiture de lait au matcha... J'avoue, j'ai complètement craqué, et j'ai tellement adoré que j'en ai rêvé la nuit ! (Véridique : j'ai dormi pendant douze heures entrecoupées de rêves où je voyais du thé matcha partout et sous toutes ses formes...).
Et le lendemain, au réveil, les cloches étaient passées :
Une poule et un oeuf au chocolat blanc, thé matcha et graines de sésame noir : l'alliance parfaite !
Mais je n'en avais toujours pas assez !
J'ai donc profité d'une pause goûter chez Mariage Frères (visitez leur site web, ils donnent quelques recettes) pour lorgner la "tarte au thé matcha" sur la carte... Mais manque de chance, ils n'en avaient pas ce jour-là (grrr !). Du coup, je me suis rabattue sur les sorbets au thé : thé matcha, thé du sahara, thé je sais plus quoi, et coulis de mangue. Très bon, mais j'étais déçue de ne pas avoir pu goûter à la tarte ! (Oui, sale gosse, je sais...).
Bon, avec tout ça, je réalise que je ne vous ai pas encore donné ma recette préférée de cake au thé matcha (seulement la version pour rice-cooker !). Je vais donc y remédier immédiatement. Il s'agit pour une fois d'une recette d'un livre que j'applique toujours à la lettre (c'est rare, mais ça arrive !) : Les Gâteaux de Mamie, chez Marabout. Faites-la les yeux fermés : elle est divine ! Les doses de matcha et de poudre d'amandes sont parfaites.
Cake au matcha
Pour 1 moule à cake
125g de farine
1 càc de levure
2 càc de matcha en poudre
2 oeufs
100g de sucre glace
50g de poudre d'amandes
100g de beurre salé
Préchauffer le four à 180°. Mélanger la farine, la levure et le matcha dans un bol. Dans un autre bol, battre les jaunes avec le sucre et la poudre d'amandes. Ajouter le beurre fondu et bien mélanger. Verser dans le mélange précédent, bien battre. Dans un troisième bol, monter les blancs en neige avec une pincée de sel, et les incorporer délicatement au mélange. Verser dans un moule à cake garni de papier sulfurisé. Cuire 30 à 40 minutes en surveillant à la fin de la cuisson, et jusqu'à ce que la pointe du couteau ressorte sèche. Laisser refroidir avant de démouler et de découper.
12 avril 2006
Tarte aux noix ! Na ! Parce que j'ai dit !
Il faudrait savoir, quoi... Un jour on proclame le printemps, on sort sa roquette et ses graines germées, et le lendemain pof, il neige à nouveau et voilà Clea enrhumée ! Screugneugneu... Et pourtant, Dieu sait que je préfère le sale temps au printemps. Mais une fois qu'on a dit que c'était le printemps, et que je me suis fait une raison, il ne faut pas revenir en arrière, sinon voilà que... Aaaaatchoum !
Pfffff.
Bon...
Si c'est comme ça, je vais nous faire une bonne tarte aux noix. Oui, oui, comme en hiver ! Parfaitement ! Mais pas pleine de crème, de beurre et de sucre, hein, on est bien d'accord là-dessus (j'ai beau être enrhumée, j'ai toujours les réflexes qui fonctionnent à pleins tubes !).
Mais, mais... C'est quoi ce rayon de soleil qui débarque ?
Aaaatchoum !
Pffff...
Tarte aux noix "sans" (beurre, sucre, crème) mais avec des noix quand même !
Pour un petit moule à tarte de diamètre 21 cm
125g de farine d'épeautre
3 cuillerées à soupe d'huile d'olive
1/2 verre d'eau (voire moins)
1 pincée de sel
1 cuillerée à café de cannelle en poudre
125g de cerneaux de noix
20 cl de crème liquide d'avoine ou de soja
1 oeuf
4 cuillerées à soupe de sirop d'agave (ou miel)
Pour la pâte à tarte, mélanger la farine, le sel et la cannelle. Ajouter l'huile et l'eau, mélanger avec une grande cuillère puis pétrir rapidement pour former une boule. Etaler et garnir le moule à tarte.
Mettre les noix dans un sachet à congélation et taper dessus avec un rouleau à pâtisserie (sinon : concasser grossièrement avec la méthode de votre choix !). Concasser plus ou moins finement selon que vous aimez avoir des morceaux ou pas (moi j'aaaaaaaaaime !). Mélanger les noix avec la crème, le sirop d'agave et l'oeuf battu. Verser sur le fond de pâte.
Cuire au four à 180° pendant 30 à 40 minutes, ou jusqu'à ce que la tarte soit bien dorée.
Elle est meilleure froide que tiède... selon moi !
Promis, elle a beau ne comporter ni beurre, ni crème, etc... Elle est vraiment extra !
27 mars 2006
Cheesecake et souvenirs...
J'ai moi aussi, comme toute la culino-blogosphère, acheté le petit livre de Pascale, Cookies, muffins and co, le jour de sa sortie. Et contrairement à mon habitude en matière d'achat de livres de cuisine, je ne me suis pas posé la question "vais-je beaucoup m'en servir ?", "quelles recettes vais-je tester ?". Je l'ai d'abord acheté parce que c'était Pascale ! :) Mais en le feuilletant, j'ai bloqué sur la recette du New York cheesecake - encore un dessert qui me rappelle le Japon, où le cheesecake était en grande vogue l'année dernière. On en trouvait dans tous les salons de thé, et de toutes les sortes : à la japonaise (comme celui que je vous ai présenté il y a quelques temps, léger et mousseux), ou à la new-yorkaise (moins léger mais plus crémeux). C'est bien souvent ce dernier qui a ma préférence : je craque pour sa pâte à base de biscuits croquants (Oreo, Spéculoos), et surtout pour le fondant de la garniture au cream-cheese...
Ainsi, depuis mon achat du petit livre de Pascale, je n'avais qu'une idée en tête : trouver du Philadelphia, le vrai de vrai cream-cheese. J'ai donc fait appel à Mireille, ma quasi voisine, qui connaît toutes les meilleures épiceries de Grenoble, et m'avait promis qu'on en dégotterait dans une épicerie sicilienne de Seyssinet ! Manque de chance, ils n'en avaient pas reçu le jour de notre visite, et je suis repartie bredouille (enfin, avec la meilleure mozarella du monde, 1/2 provolone et un plein paquet de gressins quand même !!). De dépit, nous nous sommes donc arrêtées au Leader Price, où j'ai acheté du "Nature à tartiner" qui s'est révélé un parfait cream-cheese de substitution.
Je ne vous note pas la recette, que vous retrouverez dans le livre de Pascale p45 (Cheesecake au citron), mais je vous donnerai simplement quelques précisions qui font beaucoup faire rire Mercotte une fois de plus ! Eh oui, j'ai "encore" utilisé de la crème de soja en guise de crème fraîche, pour assouplir le fromage, et puis j'ai mis du sucre roux. Mais j'ai vraiment utilisé du beurre pour la pâte, et non pas de la margarine végétale, vous apprécierez l'exploit ! ;)
Verdict : une excellente recette de cheesecake, à suivre et surtout à déguster les yeux fermés. On se serait crus à New York ou à Tôkyô, le temps d'un simple dessert ! Merci Pascale, et encore : bravo pour ton travail !
22 mars 2006
J'ai recommencé...
Obnubilée par mon envie subite d'associer la pistache et le chocolat blanc, le vert et le blanc, pour une balade gourmande et printanière, j'ai recommencé... Après les muffins, les cookies ! Et je dois dire que je préfère nettement ces derniers. Ils sont croquants à souhaits, et surtout, la saveur de la pistache et celle du chocolat blanc ne sont nullement dénaturées, contrairement à ce qui se passait pour les muffins, où les pistaches broyées perdaient un peu de goût. Cette fois-ci, je suis satisfaite, et je vais remballer pistaches et chocolat blanc pour un petit moment !
Mille mercis à Sophie, dont j'ai encore repris la recette de cookies "Ikéa" pour cette variante verte et blanche.
Tiens, d'ailleurs, cette histoire de couleurs me donne envie d'un Blog Appétît "coloré", avec un thème de menu vert, orange, ou rose... Des amateurs ? C'est pas que je sois spécialement fan du printemps (non, pour moi le printemps annonce surtout l'été, la saison que je passe à survivre à la canicule - la canicule correspondant pour moi à plus de 22° - donc, je ne me réjouis pas vraiment à son arrivée ! Et même les cerisiers en fleurs me provoquent des crises d'allergies...), mais, avec l'arrivée des beaux jours je me verrais bien cuisiner un joli menu en rose et vert : des salades d'herbes folles, des veloutés de betterave, et des tartes pistaches et framboises... Allez, y'a plus qu'à ! Et bon printemps à tous ;)
Cookies pistaches et chocolat blanc
Pour une vingtaine de cookies
60g de farine complète
45g de flocons d'avoine
50g de sucre complet (Rapadura)
2 cuillerées à soupe de sirop d'agave
20g de pistaches non salées, entières
4 à 8 carrés de chocolat blanc coupés en morceaux
70g de beurre ou margarine végétale
25 ml de lait de soja, d'avoine ou autre
1 goutte d'arôme d'amande amère
1/2 cuillerée à café de levure
Préchauffer le four à 180°. Mélanger tous les ingrédients en terminant par le chocolat blanc. Déposer des cuillerées de pâte sur une plaque cuisson, en laissant pas mal d'espace entre chaque. Cuire les cookies 10 minutes par fournée. Laisser refroidir avant de déguster. Ils se conservent quelques jours dans une boîte hermétique.
18 mars 2006
Muffins pistaches et chocolat blanc
Un jour que je prenais le thé chez Mireille, et que nous tenions de menus propos autour de la cuisine, Mireille me recommanda d'aller faire un tour dans la caverne d'Ali Baba : l'épicerie Arax, 3 rue de Turenne, à Grenoble. J'y suis finalement allée quelques temps après, sans vraiment rien avoir de précis en tête, juste l'envie de trouver des produits que je ne trouverais pas ailleurs. J'y ai passé un long moment, et j'en suis sortie avec : un savon au laurier pour le visage (savon d'Alep) - j'aime bien faire ma petite tambouille beauté aussi ! - des poivrons en purée au cumin (pour faire des sandwiches qui changent !) et... 200g de pistaches décortiquées, non salées, non grillées, exprès pour la pâtisserie.
J'ai réfléchi quelques jours au sort de ces fameuses pistaches, et puis j'ai eu une idée que je n'ai pas pu m'empêcher de mettre en oeuvre : des muffins pistaches et chocolat blanc. Je les imaginais vert martien, avec des pépites de chocolat croquantes ! Le résultat n'a donc pas été fidèle à mes espérances visuellement parlant, mais je n'ai pas été déçue question goût. J'ai beaucoup aimé retrouver la saveur de la pistache, mêlée à celle du chocolat blanc, selon les bouchées : parfois avec, parfois sans... J'avais mis peu de sucre, pour compenser le sucré du chocolat, mais vous pouvez en rajouter à votre guise.
Muffins pistaches et chocolat blanc
Pour 2 plaques de moules à muffins
250g de farine
2 cuillerées à café de levure
80g de sucre
50g de pistaches non salées réduites en poudre
50g de margarine végétale spéciale cuisson
1 oeuf
17,5 cl de lait végétal
1/2 plaque de chocolat blanc
Préchauffer le four à 200°. Mélanger d'un côté les ingrédients secs (farine, levure, pistaches broyées, sucre, chocolat blanc en petits morceaux) et de l'autre le liquide (oeuf, lait, margarine fondue). Verser le liquide dans le mélange sec et mélanger (pas trop), juste assez pour qu'il reste encore quelques grumeaux. Verser dans les moules à muffins et cuire pendant une vingtaine de minutes. Vérifier la cuisson avec la pointe d'un couteau. Laisser refroidir 5 minutes avant de démouler.
05 mars 2006
Tarte mangue et citron
Ce weekend j'ai eu envie... d'un dessert d'hiver, gourmand mais raffiné, crémeux mais léger, et forcément un peu beaucoup citronné ! J'ai donc pensé à mademoiselle la mangue, à qui j'ai proposé une lune de miel gourmande avec monsieur le citron. Elle n'a pas dit non, et apparemment ça leur a bien plu !
Je suis partie d'une base de tarte au citron à laquelle j'ai rajouté de la pulpe de mangue bien fraîche. Mais souvenez-vous, je voulais faire léger ! J'ai donc décidé de conserver l'idée de la crème au citron à base de maïzena et d'oeufs, mais d'alléger la pâte sablée classique en la remplaçant par une pâte végétale, tout aussi craquante mais bien moins écoeurante... L'association mangue / citron s'est révélée fidèle à mes espérances : cette tarte n'est ni trop mangue, ni trop citron, elle est le mariage des deux !
Ai-je besoin d'en dire plus ?...
Ah oui, la recette, peut-être !
Tarte mangue et citron
Pour 8 personnes
Pour la pâte
150g de farine
75g de margarine végétale "cuisson" (ou du beurre si vous aimez !)
75g de sucre roux
un peu de lait de soja (ou celui que vous voudrez !)
Pour la garniture
1 mangue bien mûre
4 citrons non traités
100g de sucre roux
1 bonne cuillerée à soupe de maïzena
3 oeufs
Préparer la pâte : mélanger du bout des doigts le sucre et la margarine coupée en morceaux. Ajouter la farine et continuer à malaxer du bout des doigts jusqu'à obtention d'un mélange sablonneux. Ajouter juste assez de lait pour former une boule. Etaler cette boule dans un moule à tarte avec la paume des mains. Recouvrir la pâte de papier sulfurisé et de haricots secs, pois chiches, ou autres, pour faire du poids et éviter que la pâte ne gonfle. Cuire environ 20 mn à 180°.
Lorsque la pâte est cuite, préparer la garniture. Peler et couper la mangue en morceaux, et mixer finement la pulpe. Prélever le zeste de deux citrons et presser les quatre. Dans une casserole, verser la maïzena et diluer petit à petit avec le jus des citrons. Ajouter les zestes et le sucre, puis cuire quelques instants à feu très doux en remuant, pour que le sucre fonde. Battre les oeufs dans un bol et les ajouter au mélange. Mettre à feu vif et remuer constamment pour que la crème épaississe. Une fois la crème bien épaissie, ajouter la pulpe de mangue et bien remuer. Verser sur le fond de pâte, et laisser refroidir à température ambiante.
Attendre quelques heures avant de déguster, bien frais !
Un dernier mot ?
Accord mets/vin par Cécile de Chez Valentine :
Cuvée Prestige Gaillac blanc doux, 2004













