10 novembre 2005
Délice pommes poires
A l'origine, ce délice est un fondant aux poires, simple et plein de goût. Mais on peut aussi le transformer en délice pommes poires, ou l'accomoder avec d'autres fruits qui fondent à la cuisson sans rendre trop de jus. Une recette vite faite, parfaite pour les soirs d'automne !
Délice pommes poires
6 cuillerées à soupe de farine T80
4 cuillerées à soupe de sucre roux
4 cuillerées à soupe de vin blanc
2 cuillerées à soupe d'huile végétale
2 oeufs
1 sachet de levure
1 cuillerée à café de vanille ou de cannelle en poudre
600g à 800g de poires en lamelles, ou un mélange pommes poires
Mélanger tous les ingrédients sauf les fruits. Eplucher les fruits et les couper en tranches très fines que l'on ajoute à la pâte. Verser dans un moule à gâteau et cuire 35mn au four à 180°. Déguster tiède.
31 octobre 2005
Chestnut Spread Cupcakes
Hier
matin, en me promenant sur les food-blogs anglo-saxons, je suis tombée
sur un challenge comme il en existe beaucoup sur les blogs culinaires.
Il s'agissait, cette fois-ci, de rendre hommage à Donna Hay,
la grande prêtresse des cupcakes, en confectionnant des cupcakes originaux. Pour moi, qui n'y connais pas
grand-chose en cuisine anglo-saxonne, les cupcakes ne sont rien de plus
que des muffins cuits dans leurs petites coques de papier (Estelle pourra
peut-être nous en dire plus !). Mais à force de voguer de blog en blog,
j'ai soudain eu une furieuse envie de faire pareil, et de rendre moi
aussi hommage à Donna Hay,
la reine des cupcakes ! Comme il me restait un bol de crème de marrons
au frigo, j'ai donc décidé qu'il s'agirait de Chestnut Spread Cupcakes,
ou encore : des Muffins en Tourbillons de Crème de Marrons ! Pour cette recette, je me suis inspirée d'une recette de muffins de base Marmiton,
que j'ai adaptée. Nous nous sommes véritablement régalés : non
seulement la recette de base est une merveille de légèreté, mais les
tourbillons de crème de marrons... Hmmm, je ne vous dis que ça !!
Chestnut Spread Cupcakes, ou Muffins en Tourbillons de Crème de Marrons !
Pour 18 gros muffins
250g de farine (j'ai choisi de la farine T80)
2 cuillerées à café de levure chimique
80g de sucre roux
1 sachet de sucre vanillé
50g de beurre fondu
1 oeuf
17,5cl de lait
Quelques cuillerées de crème de marrons Clément Faugier
Mélanger,
dans l'ordre, tous les ingrédients sauf la crème de marrons. Dans des
moules à muffins, déposer des petites coques en papier. Verser dedans le
mélange jusqu'aux 3/4 des moules. Sur chaque muffin, déposer une
cuillerée à café de crème de marrons, en lui faisant faire des
tourbillons avec la pâte (ça n'a pas l'air très clair comme ça, mais on
comprend en le faisant !).
Cuire 15 à 20 mn au four à 180°-200°. Laisser refroidir 5 mn sur une grille avant de démouler.
26 octobre 2005
Le citron et moi, part II - Les Lemon Bars d'Estelle
Il y a quelques temps, je vous parlais de mon amour pour la tarte au citron, et de mon dédain du chocolat. Sur ces entrefaits, Estelle me confia une citation de The Gourmet Cookbook : "pour chaque fanatique de chocolat, il existe un fanatique de citron". Aussitôt dit, aussitôt fait, c'est devenu ma devise et j'ai donc créé le Club des Fanatiques de Desserts Citronnés dont Estelle et moi sommes les membres fondateurs.
Or, hier après-midi, j'ai eu, comme cela m'arrive souvent, une envie de tarte au citron. Rien de plus normal, c'est comme si les chocoholiques avaient envie d'un carré (noon, deux !) de drogue chocolatée. Mais soudain, j'ai eu une vision : une photo vue chez Estelle plusieurs mois auparavant et qui venait s'agiter sous mon nez ! Des lemon bars ! Ni une ni deux, j'ai recopié la recette d'Estelle pour l'appliquer à la lettre. Enfin, comme j'avais pas de poudre d'amandes, j'ai réduit en poudre une poignée de pignons... Et puis bien sûr, j'ai mis moins de sucre (c'est un tic chez moi). Mais ce détail mis à part, j'ai suivi sagement la recette. Non sans embêter Estelle plusieurs fois par mail interposé, pour lui montrer les étapes et le résultat final, histoire de l'embêter un peu pendant qu'elle est au bureau et que chez nous c'est déjà le soir !
Bref, c'est un succès total : j'adore, je suis fan, je viens de trouver un nouveau Dessert Citronné qui me ravit ! Estelle, encore mille mercis !
La recette d'Estelle est ici.
Et mon adaptation personnelle d'une autre recette d'Estelle : là.
17 octobre 2005
Le jour où il n'y avait plus qu'un oeuf...
Mardi
matin, 11 heures : un cri s'échappe de la cuisine, et ma maman en sort,
toute dépitée. La situation est critique : partie pour faire un gâteau
au chocolat pour ses amies au goûter, elle avait mis à fondre 100g de
chocolat dans une casserole, avant de s'apercevoir qu'au lieu de 3
oeufs, il n'en restait plus qu'un.
Alors... SuperClea a mis sa
grande cape rose pour voler au secours du chocolat fondu ! Et a
improvisé en quelques minutes une tarte poires / chocolat / noisettes
(on n'avait pas non plus de poudre d'amandes !). L'honneur était sauf :
ces dames étaient ravies, elles n'ont rien su du désastre. Le frigo,
lui, était toujours aussi vide, mais les estomacs heureux.
Tarte choconoisettine aux poires
250g de farine
2 cuillerées à soupe de sucre
4 cuillerées à soupe d'huile végétale (olive ou sésame), ou bien du beurre fondu
un petit verre d'eau
100g de chocolat à pâtisserie
crème de soja
5 ou 6 poires selon la taille
1 oeuf
60g de noisettes en poudre
50g de sucre
Préparer
la pâte : mélanger farine, sucre, matière grasse et eau. Faire une
boule, l'étaler et foncer un moule à tarte. Faire fondre le chocolat
avec deux cuillerées à soupe de crème (si ce n'est déjà fait !). Etaler
le chocolat sur le fond de pâte. Eplucher et couper les poires. Les
répartir sur le chocolat. Mélanger l'oeuf avec le sucre et les
noisettes en poudre. Ajouter suffisamment de crème pour obtenir un
mélange fluide. Verser sur les poires. Enfourner à 180° pour 45 minutes
environ. Déguster tiède ou froid !
10 octobre 2005
Gâteau d'automne au potimarron et aux épices
Il y a quelques temps, en vous présentant ma terrine divine de potimarrons et pignons, j'évoquais une de mes recettes fétiches avec le potimarron : un gâteau doux et épicé, mon chouchou de l'automne.
C'est, sans hésitation, mon gâteau préféré, pour sa saveur et son moelleux. Et c'est aussi une véritable recette d'enfance.
A chaque automne, quand une odeur d'épices et de gâteau chaud
envahissait soudain toute la maison, je savais que c'était le jour des
gâteaux au potimarron. Car ma maman, puis moi par la suite, nous en
faisions toujours deux, d'une part parce qu'il se conserve très bien et
d'autre part parce qu'on a souvent trop de potimarron que pas assez...
Petite, la première fois, je n'ai pas voulu la croire quand elle m'a
dit qu'il était à la courge ! Impossible que la courge, que je ne
connaissais qu'en gratin, donne un gâteau aussi bon ! Etudiante, j'en
emmenais un le dimanche soir quand je repartais vers mes chères études,
et il constituait le festin du petit-déjeûner pendant toute la semaine.
Et aujourd'hui, je l'ai fait en rentrant d'une balade en forêt, pour
rester dans les tons d'automne. Il est décidément indémodable !
Je vous donne donc, conformément à la tradition, la recette pour deux gâteaux.
Gâteau d'automne au potimarron et aux épices
Pour 2 moules à cake
400g de potimarron ou de courge, sans la peau, cuit(e) et réduit(e) en purée
4 oeufs
2 dl d'huile végétale (sésame ou olive par exemple)
200g de noisettes réduites en poudre au mixeur, ou bien de la poudre de noisettes
3 cuillerées à café de cannelle
1 cuillerée à café de gingembre
1 pincée de sel
180g de sucre roux
350g de farine
1 sachet de levure
1 cuillerée à café de bicarbonate
Préchauffer
le four à 150°. Mélanger au batteur les différents ingrédients, dans
l'ordre, en mélangeant bien à chaque ingrédient. Verser dans deux
moules à cake recouverts de papier cuisson. Enfourner pour 1h10
environ. Laisser refroidir sur une grille. Ce gâteau se conserve très
bien une fois emballé (une semaine environ). On peut également le
congeler.
04 octobre 2005
L'Ardéchois
Ou : comment mettre en oeuvre une recette de Jolie-Maman !
Quand
nous allons passer quelques jours chez ses parents, mon amoureux a les
yeux qui pétillent, et finit toujours par chuchoter, comme un petit
garçon qui a un secret à révéler : "peut-être qu'elle aura fait un
Ardéchois..."
"Elle", c'est Jolie-Maman, et l'Ardéchois, c'est LE
gâteau culte de Ludo. Un anniversaire sans Ardéchois n'est plus un
anniversaire, et quand on évoque ce gâteau, soudain, Ludo, qui
d'habitude ne sait jamais exactement ce qu'il y a dans son assiette, et
qui clôt souvent les débats sur le menu du soir par un charmant "comme
tu veux", oui, ce Ludo-là devient soudain gastronomiquement bavard et
pourrait décrire le moelleux et la saveur de SON gâteau pendant des
heures... C'est comme ça : ce gâteau est une véritable baguette magique
! Il faut dire qu'avec son côté fondant à la crème de marrons, il a de quoi envoûter...
Il y a quelques temps, il a demandé la recette à sa maman pour
me la donner. La recette magique, enfin révélée, inscrite au gramme
près sur le papier ! J'ai mis quelques temps avant de me décider, mais
hier nous revenions d'un week-end chez Jolie-Maman et Joli-Papa pendant
lequel il n'y eut pas d'Ardéchois, et j'ai senti que c'était le moment
ou jamais.
J'aime beaucoup faire des gâteaux, car je peux
prendre un malin plaisir à changer les recettes à l'infini en
pratiquant l'art savant des substitutions. Au lieu du beurre, de
l'huile d'olive et du lait. Moitité moins de sucre qu'indiqué, plus
d'épices et de fruits... Au final, mon gâteau n'a jamais grand-chose à
voir avec la recette de départ, mais il me convient parfaitement.
Cette
fois encore, je me suis interrogée devant la liste des ingrédients. Et
puis je me suis retenue : j'ai laissé le beurre, le sucre, et tout
leurs amis, comme c'était écrit dans la recette ! Bon, j'avoue... Je
n'ai pas pu m'en empêcher : j'ai quand même mis 80g là où il en fallait
100 (beurre et sucre). On est pas à 20 grammes près, mais on a l'esprit
de contradiction ou on ne l'a pas ! ;)
Au final, le gâteau
était superbe et bien moelleux. Fébrile, j'en ai apporté une part à mon
amoureux et j'ai attendu le verdict :
"Il est bon ! Mais celui de ma maman est moins craquant sur le dessus... Elle doit mettre plus de matière grasse que toi... Et puis il est plus fondant. Mais il est bon aussi, le tien ! Il me rappelle beaucoup celui de ma maman !" Et sur ces bonnes paroles, il engloutit sa part de gâteau en trois bouchées.
L'Ardéchois
3 oeufs
100g de sucre
100g de beurre
200g de crème de marrons
3 cuillerées à soupe de rhum
150g de farine
1 petit paquet de levure
sel
Préchauffer le four à 180°. Séparer les blancs des jaunes. Battre les jaunes avec le sucre, puis le beurre fondu. Ajouter le rhum et la crème de marrons. Bien mélanger. Ajouter la farine et la levure.
Battre les blancs en neige avec une pincée de sel. Les ajouter délicatement au mélange.
Verser dans un moule recouvert de papier cuisson. Cuire au four pendant 40 mn environ. Laisser refroidir sur une grille.
20 août 2005
De la tarte au citron
J'ai
une passion pour la tarte au citron. Elle a un petit côté ambigu qui me
plaît : elle parait douce mais son acidité la révèle dans toute sa
splendeur crémeuse et sablée... Par conséquent, à chaque fois que j'en
ai l'occasion, dans chaque restaurant et même dans chaque pâtisserie où
elle a l'air appétissante, je finis toujours par en commander une part.
Mais je dois vous faire un aveu (et ce n'est que le premier) : je
suis anti-meringue. Je n'aime rien mieux que la crème au citron
fondante d'acidité, et la meringue molle et doucâtre m'ennuie. Quand
j'ose (comprendre : quand je ne suis pas en présence d'un être à
impressionner ou qui ne me connaît pas encore), je racle donc la
meringue d'un coup de cuillère aussi précis que dédaigneux, pour me
consacrer à ce qui me fascine : la crème de citron dorée, sur son lit
de pâte sablée.
Mais j'ai aussi mes préférences en matière de pâte
sablée : elle ne doit pas être trop épaisse, et surtout, ne pas avoir
un goût de beurre trop prononcé. Si je voulais du beurre, je mangerais
un paquet de sablés bretons ! Dans la tarte au citron, j'aime la pâte
sablée discrète, à peine présente, tout juste assez pour mettre en
valeur la somptueuse crème citronnée.
Vous l'aurez compris, je
suis amoureuse de cette garniture au citron, qu'il me faut toujours
plus acide et crémeuse, sans être jamais écoeurante.
Mais je vais
vous faire un dernier aveu : jusqu'à hier, je n'avais jamais
confectionné de tarte au citron. J'avais testé toutes celles qui
s'étaient trouvées à ma portée dans ce vaste monde, jusqu'au Japon (un
jour je vous parlerai du cheese-cake à la japonaise, pour lequel
j'éprouve une passion presque égale à celle que je voue à la tarte au
citron), mais jamais je n'avais mis la main à la pâte. Pourquoi ? Eh
bien parce que j'avais peur. La tarte au citron ne pouvant souffrir
l'imperfection, il fallait que ma première tentative soit parfaite.
Et elle le fut.
Je
me suis longtemps documentée sur le sujet, comparant toutes les
recettes des livres de cuisine de la maison. Aucune n'était semblable.
Je suis restée fascinée pendant de longues minutes devant celle des Gâteaux de Mamie,
qui contient pas moins de 400 grammes de sucre, 8 oeufs et une plaque
de beurre, sans compter la pâte sablée. Une autre recette incluait du
tofu (forcément !), mais je doutais d'atteindre ainsi la texture
recherchée pour ma première tarte au citron, celle qui devrait être
parfaite...
J'ai donc fini par faire ce que j'avais finalement prévu depuis le début : un séjour sur mon Marmiton favori. La recette de 'The' Tarte au Citron Meringuée
me faisait il est vrai de l'oeil depuis quelques temps déjà... Elle me
paraissait parfaite : beaucoup de citron, pas trop d'oeufs ni de
beurre, des quantités de sucre parfaites en les réduisant très
légèrement... Seul bémol : effectivement, elle était meringuée. Mais
peut-on se passer de meringue ? Telle était la question... Je n'allais
pas tarder à connaître la réponse : la meringue est un cache-misère.
Mais c'est une misère délicieuse.
Je me lançai donc un beau
matin dans 'The' tarte au citron. J'avais 6 invités pour le soir-même,
dont un autre amateur fervent de tarte au citron. La réalisation de la
pâte sablée, avec un peu moins de beurre qu'indiqué, ne posa aucun
problème. La cuisson, par contre, fut plus longue que prévu : je dus
enlever les pois chiches au bout de 25 minutes pour que la pâte finisse
de cuire en dessus (30 minutes en tout). Je mis tout mon amour et
quatre citrons juteux dans la réalisation de la crème, et c'est en en
couvrant ma pâte sablée que je réalisai tout l'intérêt de la meringue :
mon moule était certainement un peu trop grand, ou bien la quantité de
crème au citron un peu trop faible... Dans tous les cas, ma tarte au
citron avait l'air d'un lac asséché, beau certes, mais à sec. Je la mis
au frais pour le reste de la journée. Deux heures avant sa dégustation,
je confectionnai avec regrets la meringue (avec 4 blancs d'oeuf et un
peu moins de sucre qu'indiqué), et mis la tarte sous le grill. Quelques
secondes suffirent pour qu'elle atteigne une magnifique couleur, dorée
par endroits, brune ailleurs, blanche aussi... Je me surpris à la
trouver magnifique, avant de me ressaisir. Il ne s'agissait après tout
que d'un cache-misère, ne l'oublions pas ! Je laissai la tarte à
température ambiante jusqu'au moment de la dégustation.
Je la
coupai en 8 avec délicatesse, et mes convives la regardèrent avec envie
avant de la goûter. Elle était parfaite. Tout simplement divine. A ce
moment précis, j'aurais pu me prosterner devant l'auteur de cette
recette, de 'The' tarte au citron. J'ai même mangé la meringue... Il
faut dire j'étais en présence de mes invités, et que si je la laissais
de côté ils risquaient de se demander pourquoi... Et finalement, je lui
ai trouvé une présence assez remarquable, qui contrebalançait
délicieusement le craquant de la pâte sablée et l'acidité de la crème.
Nous
étions 7, il en restait donc une part qui fut destinée à mon
petit-déjeuner du lendemain. J'étais partagée entre l'envie de racler
la meringue pour l'ignorer dans un coin de mon assiette, et celle de
lui donner une seconde chance, motivée par mon expérience de la veille.
Je décidai de couper la poire en deux : une moitié de part meringuée,
l'autre nue. En irréductible amatrice de l'acidité, c'est tout de même
la dernière version que j'ai préférée.
Et
vous, comment l'aimez-vous ? A la folie, passionnément, pas du tout ?
Meringue ou pas meringue ? Acide ou sucrée ? Dites-moi tout !
15 août 2005
Marbré au Matcha
Samedi dernier, j'ai retrouvé quatre amies culino-bloggeuses... Et à votre avis, que font des bloggeuses quand elles ne blogguent pas ? Réponse : elles parlent blog, elles mangent pendant toute une journée, et elles se retrouvent en plus pour bruncher le dimanche matin !
Cette semaine, je vais donc vous présenter tour à tour les petits plats que j'avais faits spécialement pour l'occasion. Je peux vous dire que j'ai cogité un brave moment avant de décider quoi faire ce jour-là. Cuisiner pour des bloggeuses reines des fourneaux qui regorgent d'idées toutes plus délicieuses et originales les unes que les autres, ce n'est pas une mince affaire ! J'ai donc décidé d'essayer de leur faire aimer des choses qu'elles n'aiment pas, de leur faire goûter certaines de mes spécialités spéciales, et de leur faire partager un peu de mon Japon au dessert.
J'ai eu l'idée de ce marbré au matcha, pour changer du désormais classique cake au matcha, et parer à l'absence douloureuse de mon cuiseur à riz. J'avais ramené une petite boîte de matcha dans mes valises en rentrant du Japon. Quand je l'ai ouverte deux semaines plus tard pour faire mon marbré, et que j'ai soulevé le couvercle hermétique pour respirer l'odeur du matcha, je n'ai pas été déçue. En une fraction de seconde, je me suis revue au Japon, dégustant une tasse de matcha les yeux fermés, assise en tailleur sur mon tatami.
Mais quand j'ai rouvert les yeux, j'étais dans mes montagnes, et j'avais un marbré à faire... Allez, au boulot !
Pour ce marbré, j'ai adapté une recette classique vanille-chocolat du livre Les Gâteaux de Mamie, aux éditions Marabout. Le beurre salé et le lait de soja sont vraiment incontournables, car leur saveur s'accorde parfaitement avec celle du thé matcha.
Marbré au matcha
200g de farine T80
100g de sucre roux
100g de beurre salé
5 cl de lait de soja
2 oeufs
1/2 sachet de levure chimique
1 cuillerée à café bombée de matcha
1 cuillerée à café bombée de poudre de soja (kinako) (facultatif)
1 pincée de sel
Préchauffer le four à 210°.
Faire fondre le beurre au bain-marie. Ajouter le sucre et battre au fouet électrique jusqu'à ce que le mélange mousse. Ajouter ensuite les deux jaunes d'oeufs et le lait en continuant à battre. Mélanger ensemble farine et levure, et ajouter au mélange précédent. Séparer la pâte en deux et la répartir dans deux bols. Dans le premier, ajouter le matcha et bien mélanger. Si on en a, on peut ajouter de la poudre de soja (kinako) dans la deuxième pâte, ou bien la laisser telle quelle.
Dans un troisième bol, battre les blancs en neige très ferme avec la pincée de sel. En ajouter la moitié à la pâte au matcha en remuant très délicatement, et l'autre moitié à l'autre pâte.
Mettre du papier spécial cuisson dans le fond d'un moule à cake, et verser la moitié de la pâte beige. Bien étaler pour remplir tous les coins. Verser par-dessus une couche de pâte verte, bien étaler. Verser ensuite le reste de pâte beige, puis une dernière couche avec le reste de pâte verte.
Mettre au four à 210° pendant 10 minutes, puis baisser à 180° et cuire encore 20 minutes. Vérifier que le gâteau est cuit avec la pointe d'un couteau, puis laisser refroidir avant de démouler.
Mon angoisse, jusqu'au dernier moment, ça a été : mon marbré a-t-il des rayures, de jolies rayures ondulées, comme tout bon marbré zébré qui se respecte ? Je ne l'ai su que le lendemain, au moment du coupage. Au final, disons que je ne peux pas vraiment rivaliser avec Papy Brossard question marbrures, mais c'est pas trop mal quand même. Moralité : n'ayez pas peur des marbrés, c'est finalement très facile à faire, et c'est surtout très bon !
12 août 2005
Je n'aime pas le chocolat...
Je sais, c'est rare... Mais je n'aime pas le chocolat. Ou plutôt, je ne l'aime plus. Petite, je l'aimais : noir, blanc, au lait, craquant, fondant, bouillu, fondu... J'adorais les plaques de chocolat aux noisettes et aux amandes, le Crunch bien croustillant, et surtout le Galak, qui fondait sous la langue ! Et puis, petit à petit, je l'ai moins aimé. Allez savoir pourquoi, les goûts et les couleurs, ça change ! Aujourd'hui, je l'aime sous certaines formes seulement : un carré de chocolat à pâtisserie bien épais et bien noir, ou au contraire une feuille d'After Eight ultra légère et mentholée...
Mais ce que j'aime toujours avec le chocolat, c'est le cuisiner. Le faire fondre dans une casserole, en enrubanner une cuillère en bois, et sentir la délicieuse odeur de chocolat dans tous ses états qui envahit la pièce... Et puis il y a toujours des amoureux de chocolat qui seront là pour y goûter !
J'ai une recette fétiche : le gâteau au chocolat de ma grand-tante Irma. Il a été recopié un jour dans les pages "notes" d'un livre de cuisine, et depuis le livre s'ouvre toujours à la bonne page (les taches de chocolat fondu aidant !). Je n'ai jamais changé la recette d'un gramme, elle est parfaite.
Moelleux au chocolat d'Irma
100g de chocolat noir à pâtisser
3 oeufs
100g de sucre roux
80g de farine semi-complète (T80)
1 sachet de levure chimique
3 cuillerées à soupe de crème liquide
Préchauffer le four à 175°.
Faire fondre le chocolat au bain-marie. Battre les jaunes d'oeufs et le sucre jusqu'à ce que le mélange soit mousseux. Ajouter le chocolat et la crème, bien battre. Ajouter ensuite la levure et la farinée mélangées. Battre les blancs d'oeufs en neige pas trop ferme. Ajouter le 1/3 des oeufs au mélange au chocolat, et bien mélanger. Ajouter le reste des blancs en remuant délicatement pour ne pas les casser. Verser le tout dans un moule garni de papier cuisson et mettre au four pour une petite trentaine de minutes, jusqu'à ce que la pointe d'un couteau ressorte sèche. Laisser refroidir sur une grille avant de démouler.
23 mars 2005
Les bugnes de Ludo !
Je ne résiste pas au bonheur de vous montrer les bugnes de Ludo faites dimanche dernier. Comme c'est bientôt Pâques, on s'est rendu compte qu'on n'avait pas encore fait la chandeleur et qu'il fallait donc remédier à cela ! D'où les bugnes, réalisées entièrement par le chef Ludo selon une recette marmiton (mais en remplaçant le rhum par du jus de citron, ce qui, ajouté au zeste, donnait un joli petit goût acidulé). On les a déjà toutes mangées, mais il reste des photos :
Les bugnes, ou "c'est bientôt Pâques et on a oublié la chandeleur !"
- 250g de farine (moitié farine à pain, moitié farine normale)
- 1 oeuf
- 1,5 cuill à soupe de sucre roux
- le zeste et le jus d'un citron
- 5g de levure
- quelques gouttes d'essence de vanille
- un peu de lait
- une pincée de sel
- 75g de beurre fondu
Mélanger
les ingrédients secs d'un côté, les ingrédients liquides de l'autre,
puis faire une boule avec les deux mélanges. Travailler pour avoir une
boule bien élastique. Laisser reposer au moins une demi-heure. Etaler
la pâte, découper des bandelettes et faire frire rapidement de chaque
côté, par trois ou quatre. Saupoudrer de sucre glace.
Faire des
bugnes au Japon, c'est se replonger un instant dans notre enfance et
nos souvenirs de Carnaval. Un instant, on en oublierait presque qu'on
est au pays des sushis. Mais un tremblement de terre
(force 7 à l'épicentre, Fukuoka), et force 5 ici, est venu gentiment
nous secouer pour nous le rappeler ! Plus que peur que de mal, mais les
murs ont tangué et les bugnes se sont vraiment demandé dans quel pays
on vivait !...













