29 juin 2005
Bugnes party
Les sept "mamies" en question (elles ne sont pas si âgées que ça, mais au Japon on les appelle des obachan, des mamies) participent chaque lundi à un "club de Français" que j'anime, et me réclâment régulièrement de faire de la cuisine française. La dernière fois, on a fait des roses des sables, mais cette fois-ci on avait décidé de faire des bugnes. Vous me direz : "des bugnes par cette chaleur, mais ça va pas non ?!", et vous aurez bien raison. Mais allez trouver une idée de dessert français qui ne nécessite pas de four (exit les tartes et les gâteaux), qui soit quand même un peu évolué (sayonara la salade de fruits), et pas non plus archi-connu au Japon (comme les crêpes), et vous verrez qu'il ne reste pas grand-chose. J'ai fait quelques propositions à mes mamies, et c'est les bugnes qu'elles ont choisi à l'unanimité moins une voix. Va donc pour les bugnes par 30° !
Il était convenu que les mamies débarquent chez moi à 10h30 avec chacune quelque chose à manger (comme dans une rencontre Marmiton !). J'avais déjà préparé la pâte à bugnes, et et celles-ci ne furent pas longues à préparer vue l'efficacité des mamies, qui avaient déjà toutes enfilé leur tablier une demi-seconde après avoir passé la porte.
On put donc rapidement se mettre à table (table dressée en 5 secondes par les mamies, décidément plus rapides que moi). Et voilà ce qu'elles nous avaient apporté :
Dans les assiettes noires carrées, vous pouvez voir du riz à sushi (avec omelette en lanières, et saumon grillé, plus une feuille de je sais pas vraiment quoi). Dans les assiettes en carton à carreaux verts et blancs, la "chose grise" c'est du tofu au sésame fait maison, à base d'arrowroot. On le déguste avec de la sauce de soja, c'est un peu gluant, mais c'est bon ! Dans le grand saladier en haut, il s'agit de salade aux algues et aux pâtes de riz, avec carottes et concombres, très rafraîchissante. Et enfin, le tupperware à droite contient une salade de tofu avec konnyaku (un jour il faudra que je fasse un billet là-dessus, mais sâchez pour l'instant que c'est une sorte de pâte comme le tofu, mais à base d'une sorte de pomme de terre), cottage cheese, champignons shiitake, carottes, épinards, citron vert... J'ai adoré.
Et voilà la table des desserts :
Nous nous sommes bien régalés, et les mamies sont reparties aussi vite qu'elles étaient arrivées et avec tout autant de panache, non sans avoir au préalable fait la vaisselle, tout rangé et emporté la poubelle ! Je vous le dis : si vous n'en avez pas, il faut adopter une mamie japonaise !
27 juin 2005
Soy cake
Soy cake
2 oeufs
65g de farine de blé
20g de kinako (poudre de soja)
100ml de lait de soja
3g de levure chimique
60g de sucre
Et voici le résultat, dont je ne suis pas peu fière : un gâteau léger, à la mie aérienne, et au bon goût de... soja !
26 juin 2005
Pétillant au sirop de violette
Il y a quelques jours, j'ai reçu un joli colis de la part de mon amie Manoue, contenant notamment des sirops de fleurs, que je tenais absolument à utiliser autrement que dilués dans de l'eau. Dès lors, à la question "que faire avec des sirops de fleurs", posée sur le forum de Marmiton, voici une première réponse, donnée par Lali : un pétillant pour l'apéro au sirop de violette. J'ai quelque peu modifié la recette (en enlevant le gingembre et le sucre), et voici ce que ça donne :
- 2 brins de menthe fraîche
- 1 cuillerée à café d'essence de vanille
- 3 cuillerées à café de sirop de violette
- 6 cuillères à café de citron vert
- 330 ml de Perrier
Piler la menthe ; ajouter le reste des ingrédients. Boire bien frais.
Cette recette m'a plue dès que je l'ai vue, mais restait le plus difficile : trouver de l'eau gazeuse au Japon.
En effet, les Japonais ne consomment pas d'eau gazeuse. Allez savoir
pourquoi, eux qui raffolent pourtant des sodas ! Mais ici, on ne trouve
que de l'eau plate. Heureusement, en fouinant dans les rayons d'un
grand-magasin, on a réussi à dégotter une petite bouteille de Perrier
de 330 ml ! Victoire !
Merci Lali pour
cette recette rafraîchissante à souhait, et merci encore à Manoue pour
ces sirops de fleurs, qui n'ont pas fini de colorer ma cuisine. J'ai
dans la tête un gâteau au coquelicot et de la crème de mimosa qui
n'attendent que d'être testés !
24 juin 2005
Questionnaire Cookbooks
Décidément, c'est la mode en ce moment ! Après le questionnaire The cook next door, en voici un sur les livres de cuisine, recu par l'inénarable Manoue.
1. Le nombre total de livres de cuisine :
Je crois que ça se situe entre 20 et 30... Je croyais que c'était beaucoup, jusqu'à ce que je découvre que certaines bloggeuses, comme Manoue, en possèdent une quantité incroyable !
2. Le dernier livre de cuisine (ou de nourriture) que j'ai acheté :
Celui-ci ! Comme je suis sympa, je vous le traduis : "Du pain au micro-ondes en 45 minutes".
En
fait, il ne s'agit pas de cuire entièrement le pain au micro-ondes,
mais au moins de faire lever la pâte très rapidement. Et ça marche !
La preuve ici et là.
3. Le dernier livre de cuisine (nourriture) que j’ai lu :
C'est
forcément dans une librairie, où je passe beaucoup de temps, surtout au
rayon cuisine (moins de caractères japonais et plus de photos !). Je me
souviens que la dernière fois, j'ai trouvé un très beau livre de
cuisine au lait de soja, mais je n'avais pas assez d'argent sur moi
pour me l'offrir. Le problème c'est qu'une des recettes me tentait
tellement que je mourais d'envie de l'essayer... Du coup je l'ai
apprise par coeur, et recopiée une fois rentrée chez moi ! Ça a donné
un pudding de lait de soja à l'arrowroot.
Mais sinon, il y a un
livre que j'adore feuilleter et que je m'offrirai peut-être un jour :
Délices de lait, chez Marabout. J'adore les photos, et comme j'adore le
lait, ça tombe bien !
4. Cinq livres de cuisine que j'apprécie tout particulièrement :
Tout d'abord, un hommage à un livre désormais maculé de taches de graisse, de chocolat, et dont il tombe de la farine quand on le secoue : Les petits cuisiniers, livre de cuisine du monde entier pour garçons et filles, illustré et adapté par Eve Tharlet pour le compte de l'Unicef. Ce livre est culte, je l'ai depuis ma plus tendre enfance et j'ai fait et refait quasiment toutes les recettes (surtout un pudding au pain et à la confiture, un gâteau à l'orange à tomber par terre et un soufflé salbourgeois). Je l'adore !
Ensuite, celui-ci, que je possède depuis que je suis ado (période végétarienne) : La Cuisine végétarienne pour tous,
de chez Konemann. Un gros livre, des recettes originales (l'auteur est
australienne, si ma mémoire est bonne), et souvent délicieuses. Je me
souviens d'une recette de biscottes aux amandes et à la vanille qu'il
faudra que je vous présente un jour !
La Cuisine saine des 4 saisons. Voila un des nombreux bouquins que j'ai achetés à Satoriz,
mon magasin bio favori, toujours pendant ma période végétarienne. Je
l'ai beaucoup utilisé, malgré l'absence de photos, car les recettes
sont pratiques et sortent de l'ordinaire (utilisation des céréales
complètes, des légumes oubliés, du tofu, etc).
Idem avec ce petit bouquin, Du Lait d'amande à la purée de noisette,
qui apprend à cuisiner avec les purées 100% oléagineux (amandes,
noisettes, cacahuètes...) et les laits autres que le lait de vache
(soja, riz, avoine, quinoa..).
Et enfin, encore un livre de la collection Marabout, comme Délices de lait : Les Gâteaux de mamie,
dont j'adore tourner les pages. Les photos sont magnifiques. Les
recettes sont souvent un peu trop classiques pour moi, mais ça ne me
ferait pas de mal de réviser un peu !
Un grand merci à mon adorable maman,
qui a eu la patience de dresser la liste de mes bouquins, à des
milliers de kilomètres d'ici... Heureusement que j'en ai moins que
d'autres bloggeuses (hein Manoue !).
Allez, passons aux choses sérieuses... Faire passer ce questionnaire ! Frederique, Claire, Prawn, toutes trois nouvelles arrivées dans la blogosphere culinaire, voulez-vous prendre le relais ?
Si vous ne connaissez pas encore ces trois nouveaux blogs, allez vite y faire un tour !
23 juin 2005
Nira tsukune
Envie de
hamburger light et sans boeuf ? J'ai ce qu'il vous faut ! Et... non,
pour une fois ce n'est pas du tofu que je vais vous proposer à la place
de la viande !... Vous pouvez donc rester ;) Ce sont tout simplement
des burgers à la volaille et au nira, sans graisses et donc ultra
légers.
Pour 2 ou 3 personnes
- 300g de poulet cru hâché
- quelques brins de nira
- 1 oeuf
- 50g de farine
- une demi tasse de lait
- une demi cuillerée à café de gingembre en purée
- une cuillerée à soupe de sauce de soja
Pour la sauce :
- 2 cuillerées à soupe de miel liquide
- 2 cuillerées à soupe de sauce de soja
Couper les brins de nira très finement. Mélanger la farine, le lait, le poulet, le gingembre, la sauce de soja, et bien mélanger. Ajouter enfin le nira. Si vous trouvez la consistance trop liquide, ajoutez de la farine. Faire cuire par petits paquets dans une poèle bien chaude et légèrement huilée. Pour la sauce, mélanger miel et sauce de soja (vous pouvez la remplacer par du ketchup).
J'ai servi ces nira burgers avec des tomates cuites à la provençale, ça a donné une assiette équilibrée qui change un peu du sempiternel riz / légumes / viande. C'était bon et pas compliqué à préparer. "A refaire !", a dit le chéri. Ca se passe de commentaires !
21 juin 2005
Sushi rouges
... et avec mesdames les crevettes (crues, si si, je vous assure, il faut essayer !)
Pour le riz rouge :
- 3 verres de riz mochi (du riz à grains très petits, très courts, et très glutineux)
- 1/3 de verre de haricots azuki (haricots rouges japonais)
Faire cuire les azuki dans une casserole pendant 20 mn dans 4 ou 5 fois leur volume d'eau. Pendant ce temps, bien laver le riz mochi. Séparer les haricots rouges de leur liquide et réserver. Prélever du liquide de cuisson des azuki, et ajouter de l'eau pour avoir 1,5 à 2 verres de liquide. Verser ce liquide sur le riz et laisser reposer une bonne heure. Faire cuire ensuite dans une casserole ou un cuiseur à riz en ajoutant un peu de sel, jusqu'à complète absorption du liquide.
Pour les sushi :
- quelques tranches de saumon cru, de thon cru et de crevettes crues
- quatre feuilles de shiso
- du wasabi
- de la sauce de soja pour la dégustation.
Travailler avec le riz rouge encore chaud mais plus brûlant. Bien mouiller ses mains, les saler un tout petit peu, et former des petits boudins de riz (la quantité de riz permet d'en faire une dizaine et de confectionner des onigiri avec le reste). Déposer sur chaque boudin une larme de wasabi, une demi-feuille de shiso, et un morceau de poisson cru. Répéter l'opération avec tous les sushi.
Déguster avec de la sauce de soja.
Franchement, cette façon de faire m'a fait redécouvrir les sushi. Le shiso révèle plein de saveurs inattendues dans le poisson, et le riz rouge fond dans la bouche. Je vous la conseille si vous voulez changer des sempiternels sushi classiques au riz blanc !
19 juin 2005
Pudding de lait de soja à l'arrow-root et crème de sésame noir
Il s'agit de fécule brute extraite des rhizomes ou des bulbes de certaines plantes tropicales. Le véritable arrow-root vient de la Maranta arundinacea (à vos souhaits), une plante des forêts humides et chaudes d'Amérique Centrale et du Sud. Le mot vient de l'anglais et signifie "racine à flèche" (il parait que les Indiens Arawaks utilisaient les rhizomes pour extraire le poison des blessures faites par des flèches empoisonnées). C'est un ingrédient essentiel de nombreux peuples anciens, qui l'utilisaient pour ses vertus curatives. L'arrow-root est donc tout simplement une sorte de fécule, comme le tapioca (fécule de manioc) ou encore la fécule de pommes de terre. On l'utilise pour faire épaissir les sauce et les crèmes. Ses grains sont plus gros que ceux du tapioca, comme vous pouvez le voir sur la photo.
Les Japonais utilisent beaucoup l'arrow-root (kuzu) dans les desserts, comme par exemple les kuzumochi, sortes de gâteaux gluants, à mi-chemin entre le pudding et le marshmallow (je ne suis pas bien douée en description, mais je vous assure que c'est très bon !).
Pudding de lait de soja a l'arrow-root et crème de sésame noir
Pour 6 personnes
- 100g d'arrow-root
- 100g de sucre
- 260 ml de lait de soja
- 200 ml d'eau
- 50g de purée de sésame noir
- 1,5 cuillerées à soupe de miel
- 2 cuillerées à soupe d'eau bouillante
Dans un bol, mélanger l'arrow-root et le sucre. Ajouter progressivement le lait de soja et l'eau, tout en écrasant l'arrow-root avec les doigts. Au final, tous les blocs de poudre doivent être dissous dans le liquide. Verser le tout dans une casserole et remuer sur feu vif. Attention, la crème prend très vite, donc il faut remuer constamment. Lorsqu'elle atteint une consistance ferme, stopper le feu et mettre la crème dans un plat (pas trop grand, à bords hauts).
Laisser au frais quelques heures, pour que le pudding prenne complètement.
Avant de servir, préparer la crème de sésame noir. Mélanger la purée de sésame noir avec le miel et l'eau bouillante.
Sortir le pudding du frigo, démouler et couper en 6 tranches. Servir avec la crème de sésame noir.
J'étais ravie, car avec ce dessert j'avais réussi à retrouver le goût de celui du restaurant. La crème de sésame noir apporte définitivement un plus, mais on peut la remplacer par un coulis de fruits rouges, par exemple. Voila donc un dessert très japonais, et très bon pour la santé - vous qui lisez mon blog connaissez désormais les vertus du soja et du sésame, plus besoin, donc, de vous les rappeler ! Et surtout, ne vous fiez pas aux apparences... Les desserts qui ont l'air bizarres sont bien souvent les plus délicieux ;)
17 juin 2005
Questionnaire blogs culinaires - The cook next door!
Dans
la grande tradition des questionnaires qui circulent de blogs en blogs,
je vous présente aujourd'hui celui mis au point sur le blog Delicious:days. Le principal intérêt de ce questionnaire, c'est qu'il ne traite ni de musique, ni de lecture, mais bien... de ce qui nous intéresse ici, à savoir la nourriture !
Oliver
et Nicky, les auteurs de ce très beau blog, cherchaient quelqu'un
susceptible de traduire leur questionnaire en français afin de
l'élargir à la culino-blogosphère francophone. Voila qui est fait ! Ils
sont ravis de voir leur questionnaire se diffuser dans la langue de
Voltaire...
Je rappelle le principe de ce questionnaire
: après y avoir répondu, il s'agit de l'envoyer à trois autres
bloggeurs qui y répondront à leur tour et continueront à élargir la
sphère. Sacré dilemme ! J'aimerais bien pouvoir l'envoyer à toutes les
bloggeuses que j'admire, mais voilà, il faut en choisir trois ! Alors
ce sera Manoue, pour la remercier de son magnifique colis plein de
fleurs et de couleurs, Aude, pour m'avoir prêté sa
rhubarbe et ses mains de fée pour Blog Appétît, et enfin Nawal, notre princesse des mille et une nuits, qui en ce moment s'occupe plus de sa peau que de ses casseroles ! ;)
THE COOK NEXT DOOR
Quel est votre premier souvenir de cuisine tout(e) seul(e) comme un(e) grand(e) ?
Je ne m'en souviens pas tant que ça, mais c'était un gâteau, ça j'en suis sûre ! J'avais un an et neuf mois (la date est sur les photos !), eh oui, j'étais bien précoce ! Je me revois mettre plein de farine partout sur la table et sur moi, mais par contre je ne me souviens pas vraiment du résultat... Il faudrait demander à ma maman si c'était mangeable !
Qui a le plus influencé votre façon de cuisiner ?
Sans aucun doute, ma maman. Quand j'étais petite, elle cuisinait les classiques adorés des enfants : quiches, gratins, soufflés... Mais toujours avec beaucoup de légumes. Avec ma maman, j'ai appris à aller au marché, acheter des produits de saison, et goûter des choses nouvelles (même si petite, je n'aimais pas toujours m'aventurer bien loin, c'est venu avec le temps). Puis, elle a eu sa période bio-quasi-végétarienne, et par conséquent moi aussi. C'est là que j'ai decouvert le tofu, le tempeh, les céréales peu connues à l'époque, comme le quinoa ou le boulghour, et tous les légumes oubliés (panais, topinambour, potimarron...). Comme ma maman, j'aime utiliser des produits le moins trafiqués possible (farine complète, sucre complet, huiles bio...), et faire une cuisine simplissime mais pleine de goût. Des desserts peu sucrés, des plats pauvres en graisses, riches en saveurs... De ma maman, j'ai appris des centaines de recettes, mais je retiendrai surtout les tartes, sucrées ou salées, à la farine complète et à l'huile d'olive, les crumbles tout bons tout bios, et les bons petits plats mijotés dans le four (lasagnes de légumes, soufflés aux légumes...).
Avez-vous une vieille photo comme "preuve" d'une exposition précoce au monde culinaire, et voudriez-vous la partager ?
Voici trois photos, preuves de ce que je vous expliquais précédemment : moi, à l'age de un an et neuf mois, en pleine séance d'auto-farinage ! D'après mes parents et Ludo, je n'ai pas changé. Dixit Ludo : "quand elle cuisine, elle est pareille !". Le même petit air sûr d'elle et affairée, de la petite mère qu'il ne faut surtout pas contrarier !
Avez-vous des phobies culinaires, ou un plat qui vous donne des sueurs froides rien que d'y penser ?
La viande en général et le boeuf en particulier. Je suis incapable de faire cuire un steak, et ça m'écoeure rien que d'y penser, tout ce sang qui rissole dans la poêle... Beuh ! Peu à peu, j'ai apprivoisé le poulet et le porc, mais j'aurais du mal à passer à la viande rouge. Et vider un poulet, n'en parlons pas, c'est mission impossible !
Sinon, j'ai également très peur de la chantilly - je n'ai jamais essayé d'en faire mais j'ai comme dans l'idée que c'est impossible à réussir. Allez savoir pourquoi !
Parmi les ustensiles de cuisine que vous possédez, lequel utilisez-vous le plus et lequel est le plus souvent delaissé ?
Je dois dire que mon cuiseur à riz a été une sacrée acquisition. En plus de cuire le riz tous les jours, voire plusieurs fois par jour, il s'est egalement mis à faire des gâteaux... C'est un vrai génie ! Par contre, je suis moins fière de mon robot de cuisine, qui pourtant mixe, râpe, mélange... J'ai toujours la flemme de le sortir, en sachant qu'il va toujours falloir laver chaque pièce une par une apres ça, donc bien souvent je m'abstiens et il continue à prendre la poussiere au fond d'un placard...
Citez des combinaisons d'aliments amusantes ou bizarres que vous aimez vraiment - vous, et probablement personne d'autre !
Le pain et le natto, ça je dois dire que ça a abasourdi plus d'un Japonais (ben oui quoi, quelle hérésie, le natto se mange avec du riz, rien d'autre !). Les tartines de fruits aussi : un kiwi ou une pomme natures sur du pain, coupés et juste un peu ecrasés, je crois que c'est un peu spécial aussi... Et puis j'adore mettre du sésame partout, je ne m'en lasse jamais. Mais je me trouve incroyablement normale à côté de Ludo, dont le goûter préféré est consituté d'un morceau de quatre-quatre surmonté d'une bonne tranche de gruyère... et quand y'a plus de quatre-quart, c'est pas grave, il remplace par les palets bretons. Ca, je dois dire que ça me laisse sans voix !
Quels sont les trois aliments ou plats sans lesquels vous ne pouvez pas vivre ?
Les voyages formant la jeunesse, j'ai appris qu'on peut s'adapter à tout. Je peux donc vivre avec à peu près n'importe quelle nourriture sous la main. Si on m'avait dit il y a quelques années que je mangerais du riz le matin à la place de mes sacro-saintes tartines de pain complet...! Par contre, je sais ce que je rêverais de manger si j'étais abandonnée sur une île déserte et condamnée au jus de noix de coco : du pain complet bio avec la mie bien épaisse et bien fraîche, du fromage de chèvre bien frais et tout doux lui aussi, et de la purée de noisettes bio (100% noisettes, de la marque Hervé). Wah, rien que d'y penser, j'en ai l'eau à la bouche !
Y a-t-il une question à laquelle vous auriez aime repondre et qui ne se trouve pas dans ce questionnaire ? Si oui, ajoutez-la !
Pas vraiment... j'ai passé suffisamment de temps à traduire ce questionnaire, je ne risque pas d'en inventer une autre ! :)
Trois questions rapides
Votre parfum de crème glacée / sorbet préféré : je dois dire que j'adore la glace au matcha, avec son gout très classe, mais j'hésite avec la glace au lait, qui me fait toujours retomber en enfance... Prochainement, je compte bien tester la glace au tofu ! Mais ceci dit, je n'aime pas tant la glace que ça. Je les trouve bien souvent trop sucrées et trop... froides... !
Vous ne mangerez probablement jamais... : jamais plus de boeuf. Je crois que j'en suis degoutée à vie... Les insectes, ça ne me dit pas trop non plus. Et du chat, certainement pas, j'en ai deux à la maison et j'y tiens !
Votre plat fétiche, celui que vous ne ratez jamais : le gâteau au fromage blanc et aux fruits rouges, sans matières grasses. Un pur délice ! Promis, je vous le présente bientôt.
Un an ! Mais ce gâteau-là, c'est pas moi qui l'avais fait...
Merci à mon papa pour les photos.
16 juin 2005
Dimanche au restau bio...
Celui-ci est un restaurant biologique, avec un
buffet libre service à volonté pour moins de 15 euros par personne.
Ambiance cabane, lumières douces (d'où la mauvaise qualité des photos -
on n'y voyait pas grand-chose !), et fréquentation ultra féminine pour
ce restau 100% santé.
On y est allés en amoureux, à 11h du matin un dimanche,
et on a bien fait : il y avait déjà la queue ! Or, comme à chaque fois
qu'il faut attendre pour manger, au Japon, c'est très bon signe : c'est
en général synonyme de bon rapport qualité - prix !
Qu'est-ce qu'on y mange, me demandez-vous ?
ratatouille froide et croûton
objet non identifié (peut-être du pain frit au sésame noir)
nattô en salade de légumes au sésame blond
salade d'algues, champignons et radis
oden (légumes bouillis)
salade de pois varies (haricots blancs, noirs, soja...)
salade tofu épinards
et au milieu : salade de poulet au sésame et salade de riz au nattô
Après une telle assiette je n'avais plus vraiment faim, et surtout je voulais garder de la place pour les desserts, donc je me suis contentée de goûter une petite cuillerée de chaque plat : lasagnes fondantes aux légumes, velouté de champignons, tempura de légumes, poulet en sauce blanche avec des pommes de terre....
On aurait dit une rencontre marmiton, avec cette avalanche de plats et de saveurs, qui fait qu'on ne sait plus ou donner de la baguette !
Et voici pour finir mon assiette dessert, accompagnée d'un thé au biwa (nèfle japonais, un fruit à mi-chemin entre la mandarine, le kiwi et l'abricot pour le look !)
yaourt au soja
puddings au tofu et au sésame noir
14 juin 2005
Sashimi de poisson à la tahitienne
Depuis que j'ai une amie tahitienne, je m'intéresse un peu à la cuisine de Tahiti, et j'ai fait d'agréables découvertes. En tant que cuisine insulaire, elle a en effet beaucoup de points communs avec la cuisine japonaise, à commencer par l'utilisation du poisson sous toutes ses formes, et notamment cru. C'est une cuisine simple et saine, peu épicée, qui utilise notamment le lait de coco et le citron. Vue la chaleur qui règne actuellement au Japon (comme en France, visiblement !), une cuisine pareille peut donc faire office de remède miracle ! A la recherche d'un plat rafraîchissant, j'ai opté pour ce sashimi de poisson à la tahitienne, une recette Marmiton dont j'ai légèrement modifié les proportions. Dans cette recette, c'est le jus des citrons verts qui permet de "cuire" le poisson en le faisant simplement mariner dedans.
Sashimi de poisson à la tahitienne
- 150g de saumon frais (filet)
- 100g de thon frais (filet)
- le jus de deux petits citrons verts
- une carotte
- un petit poivron vert
- 1/4 d'oignon
- le jus d'1 citron et demi
- un peu de lait de coco
Couper
le poisson en lamelles d'environ 2 cm de long et 1 cm de large (c'est
de l'à peu près, ne sortez pas vos double-décimètres !). Le mettre dans
un saladier avec le jus des citrons VERTS. Laisser mariner une bonne
vingtaine de minutes. Pendant ce temps, découper la carotte, l'oignon
et le poivron en très fines lamelles et presser le jus des citrons
JAUNES.
Rincer le poisson mariné à l'eau claire, et le remettre
dans le saladier avec cette fois-ci le jus des citrons JAUNES et les
légumes. Ajouter un peu de lait de coco (pour cette recette, j'ai mis
une demi boîte de conserve, mais ça dépend des goûts). Remettre au
frais pendant une bonne demi-heure.
Pour la dégustation, mon
amie tahitienne m'avait conseillé une bonne baguette de pain, mais je
n'avais sous la main que du pain de mie... C'était moins bien, mais pas
mal quand même ! On peut aussi le déguster avec du riz, quand on aime
le contraste chaud-froid.
C'est vraiment une très bonne recette, que je vous conseille d'essayer
cet été pendant les grosses chaleurs, si vous pouvez trouver du poisson
très frais bien entendu.
Plein
d'autres recettes tahitiennes me paraissent très tentantes, comme
celles utilisant la patate douce ou la vanille. Mais ce sera pour un
prochain numéro !

















