02 mai 2007
Tarte au fromage blanc, miel et hibiscus
Hier, 1er mai... Contre toute attente, j'ai passé la journée à bouquiner et à faire la sieste, prenant comme prétexte de petites averses passagères pour mettre à peine le nez dehors ! Ca faisait longtemps que cela ne m'était pas arrivé de ne "rien" faire. Mais au réveil de ma petite sieste, j'ai eu envie d'un vrai bon goûter à partager... J'ai fouiné dans les placards de ma maman, un peu moins bien fournis que les miens, et j'ai rassemblé tout ce qui me paraissait à même de composer une bonne tarte au fromage blanc. Histoire de "l'originaliser" un peu, j'y ai mis du miel, des fleurs d'hibiscus et des écorces d'orange confites. Au final, les fleurs d'hibiscus se sont révélées plus jolies que goûteuses. Pour mieux faire, il aurait fallu que je les fasse infuser toute la nuit dans le mélange lait/crème, mais les envies du moment ne peuvent s'accommoder d'une gestion dans le temps !
Tarte au fromage blanc, miel et hibiscus
Pour 8 personnes
Pâte :
175g de farine T80
1 cuillerée à soupe de purée d'amandes blanches
4 cuillerées à soupe d'huile d'olive
10cl d'eau froide
Garniture :
10cl de crème liquide de soja
5cl de lait végétal
6 fleurs d'hibiscus séchées
80g de miel
500g de fromage blanc
2 oeufs
1 jaune d'oeuf
1 pincée de vanille en poudre
Le zeste d'1 citron bio
3 cuillerées à soupe d'écorces d'orange confites hachées
Mélanger le lait et la crème dans une casserole avec les fleurs d'hibiscus. Porter à ébullition, couper le feu et laisser infuser 30 minutes (ou idéalement, une nuit au frigo).
Pour la pâte, mélanger dans l'ordre tous les ingrédients. Etaler et foncer un moule à tarte.
Oter les fleurs d'hibiscus de la casserole et réserver. Dans la casserole, verser le miel et faire fondre quelques minutes à feu très doux. Verser dans un saladier. Ajouter le reste des ingrédients et bien mélanger. Verser sur le fond de tarte.
Cuire 20 minutes à 180°C et 20 minutes à 160°C. Laisser refroidir avant de découper.
NB : Bien sûr, cette tarte est réalisable sans hibiscus, sans écorces d'orange, mais avec d'autres parfums !
15 avril 2007
Fraisier au chocolat au lait
Quand je vous ai dit que mon week-end de Pâques s'était déroulé sans agneau, sans oeufs en chocolat et sans repas de fêtes, j'ai menti. Oui, je l'avoue devant vous tous, lecteurs de Clea cuisine, j'ai menti, car j'avais oublié une chose : un certain dessert finalement plutôt bien approprié pour l'occasion !
Ce gâteau, celui que vous voyez sur la photo, eh bien j'en suis très fière, figurez-vous. Car il s'avère qu'il ressemble à un "vrai" gâteau, et non pas à un quelconque gloubiboulga bio-baba. Et pourtant, mesdames messieurs, ce gâteau EST bio, décalé, alternatif, bizarre ou tout ce que vous voudrez ! Et c'est bien ça qui me plaît chez lui ;)
Construit autour d'une génoise plutôt "tradi", il renferme une gelée de fraises fondante et une mousse au chocolat au lait aérienne, toutes deux réalisées avec de l'agar-agar et du tofu soyeux. Surtout, n'utilisez pas de tofu ferme pour cette recette, ça ne fonctionnerait pas ! Pas évident non plus de vous dire par quoi remplacer le tofu soyeux si vous n'en trouvez pas. Ricotta, fromage blanc... Cela peut éventuellement faire, mais le résultat sera différent et je ne garantis rien !
J'aime beaucoup l'association des fraises et du chocolat au lait. Je ne sais pas pourquoi, mais j'associe plutôt les framboises au chocolat noir, et les fraises au chocolat au lait - j'ai dû boire trop de lait fraise dans ma jeunesse. Enfin, tout ça pour dire que vous pouvez très bien inventer d'autres variantes : framboises, mangue, passion...
Bon, vous allez dire que je fais un peu ma fière, mais comprenez-moi : c'est la première fois que j'utilise un cercle à pâtisserie sans assistance !!
Fraisier au chocolat au lait
Pour 6 personnes
Pour la génoise :
3 oeufs
90g de sucre blond de canne
90g de farine T65
Pour la gelée aux fraises :
300g de fraises
100g de sucre complet (ou blond si vous préférez)
2g d'agar-agar
200g de tofu soyeux
Pour la mousse au chocolat :
80g de chocolat au lait 37% (par exemple : Cao grande lait de Valrhona)
2g d'agar-agar
100ml de lait de riz (ou autre lait végétal)
200g de tofu soyeux
Fraises pour la décoration
On commence par la génoise. Mélanger les oeufs entiers et le sucre dans un saladier. Placer le saladier dans un bain-marie tout en continuant à fouetter. Le mélange doit blanchir et doubler de volume. Il faut incorporer de l'air avec le fouet, c'est ce qui permettra au gâteau de lever. Oter du bain-marie et fouetter encore un peu, jusqu'à ce que le mélange ait refroidi. Incorporer la farine en trois fois. Verser le mélange dans un cercle à pâtisserie de 22 cm, posé sur une plaque. Enfourner à 180°C pendant 15 minutes environ (vérifier la cuisson avec la pointe d'un couteau, la génoise ne doit pas trop blondir). Laisser refroidir. Une fois la génoise bien refroidie, ôter le cercle et la couper en deux dans l'épaisseur, pour obtenir deux cercles identiques.
Laver et équeuter les fraises. Passer au mixeur avec le sucre. Ajouter l'agar-agar, et verser dans une casserole. Porter à ébullition et laisser frémir pendant 30 secondes. Reverser dans le bol du mixeur, et mixer avec le tofu soyeux. Replacer un cercle de génoise dans le cercle à pâtisserie, et verser par dessus le mélange aux fraises. Réserver pendant 1 heure, le temps que le mélange soit bien pris. Ensuite, couvrir avec le second cercle de génoise.
Faire fondre le chocolat au lait. Passer au mixeur avec le tofu soyeux. Mélanger le lait et l'agar-agar dans une casserole. Porter ébullition et laisser frémir pendant 10 secondes. Mixer avec le mélange au chocolat, et verser sur la génoise. Réserver pendant 1 heure, le temps que le mélange soit bien pris. Oter le cercle à pâtisserie, décorer de tranches de fraises, et servir bien frais.
Cette recette fait office de clin d'oeil à Hélène Charlotte, pour son adorable idée !
18 février 2007
Briochettes de Papilles & Pupilles réalisées et approuvées !
Depuis quelques temps, Anne du blog Papilles&Pupilles nous propose plein de recettes utilisant la purée de noisettes. Cela me réjouit, puisque j'adore les purées d'oléagineux, qui permettent de remplacer le beurre dans de nombreuses recettes. En l'occurrence, Anne nous proposait ici une recette de briochettes sans beurre qui m'a tout de suite plu ! J'ai donc profité du week-end pour les réaliser, et leur apporter une toute petite variante.
Anne proposait un zeste de cumbava pour apporter une touche acidulée à ses brioches, mais je n'en avais pas sous la main. En revanche, j'avais de belles bergamotes, achetées quelques jours auparavant dans mon magasin bio. Finalement, on boit souvent du thé à la bergamote, mais on se pose rarement la question de ce dont il s'agit ! La bergamote est un agrume, elle ressemble grosso modo à une orange qui se serait amourachée d'un citron. Mais son parfum est inimitable. Du coup, pour rappeler les thés à l'anglaise, j'ai associé son zeste à de la purée d'amandes ! Ces brioches sont un délice, et pour ceux qui recherchent des idées de viennoiseries sans produits laitiers, la recette est idéale.
Anne conseille de les dorer au jaune d'oeuf mélangé à de l'eau - moi, j'ai juste mis un peu de lait de soja étalé au pinceau ! Je ne suis pas fan des dorures, au contraire : j'adore le côté rustique de la farine !
Briochettes de Papilles&Pupilles à la purée d'amandes et à la bergamote
Pour 12 briochettes
500g de farine T45
1 sachet de levure Briochin
80g de sucre roux
1 càc de sel
le zeste d'une bergamote
2 oeufs
1 grosse cuillerée à soupe de purée d'amandes
1 yaourt au soja
lait de soja (il faut que la quantité de lait + yaourt + oeuf + purée d'amandes = 425ml)
Mélanger tous les ingrédients dans un grand saladier. Pétrir pendant une bonne dizaine de minutes à la main (ou mettre tout ça dans votre MAP !). Laisser lever 30 minutes, filmer et placer au réfrigérateur pour la nuit.
Le lendemain matin, verser sur le plan de travail fariné et découper en 12 pâtons. Suivre les instructions d'Anne pour répartir les pâtons dans les moules à muffins en formant une petite bille sur le dessus.
Laisser à nouveau lever pendant 1h30. Dorer si on le souhaite.
Enfourner pendant 15 à 17 minutes à 180°C.
Bon dimanche !
28 janvier 2007
Vous avez dit "insolite" ?
Ce week-end, ma maman m'a accueillie avec un défi à relever. Un défi culinaire, forcément - ce sont ceux que je relève avec le plus de plaisir !
Invitée à dîner le dimanche soir, elle se devait d'apporter un dessert "insolite" - il faut croire que la maîtresse de maison avait eu vent des bizarreries de la fille, et pensait que la mère était pareille sinon pire !
Nous avons donc cogité toutes les deux avec grand plaisir, associant les textures et les saveurs dans notre tête, tout en nous promenant dans la neige... Schroutch, schroutch, fait la neige... "Et si je faisais la mousse au chocolat au tofu soyeux ?", dit la mère, "c'est insolite ça !"... "Il faut la faire aux zestes d'orange, c'est meilleur... On pourrait la servir dans des mini verrines, avec des biscuits qui croquent ?"... Schroutch, schroutch... "Et si on faisait deux sortes de verrines ?"... "Je verrais bien une pannacotta à l'orange curd, pour rappeler l'orange de la mousse"... Schroutch, schroutch... "Et pour les biscuits alors, des tourbillons au matcha et à l'orange, plus insolite y'a pas !"...
Et voilà... Comment naissent les recettes !
De retour à la maison, une fois toutes les couches de bonnets, de vestes et d'écharpes ôtées, et les mains réchauffées, je me suis mise aux fourneaux...
Pour la mousse au chocolat et la pannacotta, je vous renvoie aux recettes déjà sur le blog. Les tourbillons sont très croquants et doux, mais riches en beurre ! L'orange curd change du citron, et les oranges sont délicieuses en ce moment.
Orange curd
2 oranges
1 oeuf
35g de sucre
1 càc bombée de maïzena
Prélever 1 zeste et 2 jus des oranges, ajouter le sucre et la maïzena. Laisser cuire à feu doux dans une casserole jusqu'à ce que le mélange commence à épaissir. Ajouter rapidement l'oeuf battu, et finir d'épaissir sans cesser de remuer. Réserver. Cette quantité est juste suffisante pour 6 mini verrines remplies de panna cotta.
Tourbillons matcha-orange
Pour une vingtaine de pièces
250g de farine T65
100g de sucre roux
1/2 càc de levure
125g de beurre
Un peu de lait
Zeste d'une orange
1 càc de matcha
Mélanger la farine, le sucre et la levure. Ajouter le beurre en morceaux et bien l'incorporer en travaillant avec les doigts. Ajouter juste assez de lait pour pouvoir former une boule. Diviser en deux. Dans l'une, incorporer le matcha, et dans l'autre, le zeste. Filmer et placer 2h au réfrigérateur. Etaler chaque boule en rectangle sur une feuille de papier sulfurisé. Poser la deuxième abaisse sur la première, et rouler. Remettre au réfrigérateur pour 1h. Préchauffer le four à 150°. Découper le rouleau en tranches et les disposer, bien espacées, sur la plaque du four. Enfourner pour 15 minutes et laisser refroidir.
07 janvier 2007
Histoire d'une galette à l'anis
Regardez-moi cette galette : vous avez-vu comme elle est belle ? Comme la mie est douce, filante ? Comme elle donne envie d'être dévorée sans attendre ? Vous sentez sa bonne odeur de beurre, et d'anis ? Non...? Ah oui, il faudra que je pense à intégrer le podcast "odeurs" la prochaine fois ! Enfin, tout ça pour dire : regardez cette galette, elle est sublime, c'est ma première, et c'est moi qui l'ai faite !
Non, parce que... Vous n'imaginerez JAMAIS ce que la confection de cette galette m'a coûté en énergie et en subterfuges divers et variés !
Prenons la recette, pour commencer. C'est bête comme un problème de maths, finalement. Sachant qu'il faut à la pâte deux heures de repos au chaud, puis une nuit (en tout cas 10 à 12 heures) de repos au frigo, puis deux bonnes heures pour lever à nouveau au chaud, et enfin 20 minutes de cuisson, soit au total 16h20, plus le temps de confection, mettons 16h40... Sachant ensuite que ces derniers jours, je n'ai pas passé plus d'une journée au même endroit, et que j'ai eu tendance à voyager le soir... Et sachant, enfin, que j'aime me coucher tôt et avoir mes 9 heures de sommeil, alors... Bon courage pour venir à bout de la recette ! C'est vous dire, je pensais la faire mercredi. Seulement jeudi, je me levais aux aurores pour partir à Paris m'amuser avec mes copines bloggeuses, etc, etc.
J'ai donc entrepris de faire la recette vendredi, tout en sachant que j'allais encore aller d'un endroit à un autre pendant la journée. Mais j'avais bien réfléchi au problème, et j'avais la solution : ma fidèle bouillotte !
[J'ouvre une parenthèse d'importance : le premier qui me dit que la bouillotte c'est mémère, je rigole. Haha. Non parce que franchement, la bouillotte c'est génial, et pas que pour se réchauffer les pieds... Vous allez voir !]
A 14h30, j'ai confectionné le levain, puis la pâte. A 15h, je l'ai mise au coin du feu, dans un grand saladier couvert d'un torchon. A 16H15, je lui ai expliqué calmement qu'elle allait devoir continuer à lever dans la voiture, et qu'elle allait se montrer coopérante, parce que bon ben, on avait pas trop le choix. Je l'ai donc déposée avec la plus grande délicatesse dans une glacière garnie, une fois n'est pas coutume, de ma fidèle bouillotte. Et hop, en voiture Simone.
A l'arrivée, 1h15 plus tard, elle débordait presque du saladier tellement elle était contente. Alors hein, on dit merci à la bouillotte de mémère !! J'ai rabattu les bords de la pâte pour reformer une boule, et je l'ai placée au frigo à 18h.
Quelques heures plus tard, mon horloge interne me réveillait : 6h du matin, pile poil l'heure de sortir ma pâte et d'en faire deux pâtons. Je me lève à tâtons (tiens, ça rime), et je descends l'escalier en tentant de ne pas réveiller les deux autres dormeurs de la maison, dont l'une ne dormait pas très loin de la cuisine... Pour ne pas la réveiller, j'ai embarqué mon saladier de pâte, ma plaque de four, mon papier cuisson et mon petit pot de graines d'anis dans... la salle de bains ! (bah oui, qu'est-ce qui se rapproche le plus d'une cuisine, d'après vous ? Au moins on peut s'y laver les mains !).
Donc me voilà dans ma salle de bains, à 6h du mat, en train de modeler mes pâtons tout en tentant de ne pas avaler mes granules (sinon ça marche pas !). Au final, la pâte avait encore levé au frais, et elle était parfaite. Restait un problème : trouver un endroit chaud pour les deux dernières heures de levée des pâtons... Or si j'allumais le four, j'allais réveiller ma maman (la chaleur tournante, c'est bien, mais ça tourne !). Du coup, vous devinez quoi ? Eh oui, j'ai ressorti ma bouillotte !
J'ai emmené la plaque avec moi et je l'ai calée comme j'ai pu sur la bouillotte. Ca avait l'air d'aller. Mais horreur, quand je l'ai touchée une demi-heure plus tard, j'ai constaté qu'elle était complètement froide ! Traîtrise !
Heureusement, les autres occupants des lieux n'ont pas tardé à faire mine de se réveiller, et j'ai pu mettre ma plaque au repos dans un four juste préchauffé pendant 5 minutes à 50°C. 20 minutes de cuisson plus tard, j'étais vraiment fière de moi... Mais quelle aventure !
Alors pour cette fois encore, c'est un grand merci à mon amie la bouillotte qui s'impose, et vive la galette à l'anis, parce que moi la frangipane, j'aime pô !
29 décembre 2006
Encore un petit duo de desserts ?
Réveillée à 2 heures du matin par Ludo qui venait se coucher, j'ai passé quelques heures à tourner dans mon lit (ou plutôt, dans l'espace du lit qui m'est imparti, soit la largeur d'une demi-fesse)... Pas moyen de me rendormir ! Au final, je me suis levée 10 minutes avant Mercotte, à 3h49 (j'ai vérifié, elle pourra confirmer !).
J'ai donc eu tout le temps de préparer mon petit repas de ce soir... Un repas tout simple entre amis, avec salade de fête, saumon et légumes en brioche, et petit dessert composé. Pour celui-ci, j'avais déjà lorgné depuis plusieurs jours sur ce billet posté par Sylvie, qui, si j'en crois le nombre de commentaires, n'avait pas intéressé que moi !! J'ai opté pour les mini tourtes aux fruits rouges, et pour une panna cotta adaptée à mes habitudes (utilisation de l'agar-agar à la place de la gélatine) et à ce que j'avais dans le frigo, en l'occurrence de la purée de fruits de la passion qui s'est transformée en un délicieux "Passion Curd"...!
Bien entendu, tout cela attend sagement son heure au frigo, mais j'ai tout de même goûté un échantillon de chaque... Juste pour être sûre de n'empoisonner personne, s'entend ! Et je peux d'ores et déjà remercier Sylvie... C'est une réussite et ça ne m'a pris que quelques minutes ! J'ai même pu aller me recoucher...
Panna cotta au Passion Curd
Pour 5 mini verrines
80ml de lait de soja
150ml de crème fleurette
30g de sucre en poudre
1 cuillerée à café de vanille
1g (soit 1/2 cuillerée à café) d'agar-agar
150ml de purée de fruits de la passion
100g de sucre roux
2 oeufs
1 cuillerée à soupe de maïzena
Mélanger le lait, la crème, les 30g de sucre, la vanille et l'agar-agar. Porter à frémissement pendant une minute, puis verser dans les verrines.
Mélanger la purée de passion, le sucre et la maïzena. Dans une casserole sur feu moyen, faire épaissir tout en remuant. Lorsque le mélange commence à épaissir, incorporer les oeufs battus en remuant vigoureusement et laisser cuire 4 minutes supplémentaires. Verser dans un récipient hermétique et laisser refroidir.
Vous pouvez dresser le passion curd lorsque les panna cotta sont prises, soit au minimum une heure plus tard.
Mini tourtes aux fruits rouges
Pour 16 mini-tourtes (j'ai utilisé des moules à gros muffins)
100g de farine T65
50g de beurre
un peu d'eau
fruits rouges
1 oeuf
10cl de crème fleurette
50g de poudre d'amandes
30g de sucre en poudre
Mélanger du bout des doigts la farine et le beurre coupé en morceaux. Incorporer juste assez d'eau pour former une boule homogène. Foncer des moules à mini tartelettes ou bien, comme moi, des moules à muffins (à la moitié). Déposer des fruits rouges dans chaque tartelettes (si vous utilisez des fruits surgelés, laissez-les décongeler au préalable et ôtez un maximum de jus). Battre les ingrédients restants, et déposer un peu du mélange sur chaque tartelette. Enfourner pour 30 minutes à 180°.
24 décembre 2006
Truffes au sésame noir et petits pots de ganache passion-framboises
Initialement, j'avais prévu de vous montrer aujourd'hui de somptueux macarons, résultat de mon activité d'hier... Mais tout compte fait, ils sont tellement ratés vous en avez déjà tellement vu sur les autres blogs, que je me suis ravisée ! Et puis finalement ce que je préfère, moi, dans les macarons, c'est les ganaches... Pas vous ?
J'ai récupéré celles qu'il me restait suite au désastre macaronnage d'hier, et j'en ai fait des petits desserts de Noël tout simples : des truffes au sésame noir et des petites verrines de framboises à la ganache passion. Mium ! Moi qui n'avais pas d'idée de dessert pour ce soir, me voilà comblée...!
Truffes au sésame noir
140g de couverture Ivoire (chocolat blanc Valrhona)
40g de crème fleurette
30g de purée de sésame noir 100% (en épicerie fine ou japonaise)
2 cuillerées à soupe de graines de sésame noir
Faire fondre la couverture Ivoire au micro-ondes. Mélanger pendant que la crème chauffe à son tour. Ajouter la crème en trois fois, tout en mélangeant constamment, pour obtenir une "mayonnaise" bien lisse. Ajouter la purée de sésame noir tout en continuant à mélanger. Laisser refroidir puis placer quelques heures au réfrigérateur. Prélever des cuillerées à soupe de ganache et former des boules que l'on roule ensuite dans les graines de sésame. Réserver au frais dans un récipient hermétique.
Petits pots de ganache passion aux framboises
Pour 3 à 4 petits verres
50g de couverture Ivoire
20g de crème fleurette
30g de purée de fruits de la passion
Framboises
Faire fondre la couverture Ivoire au micro-ondes. Ajouter la moitié de la crème bouillante, en trois fois, tout en mélangeant rapidement à la maryse. Ajouter la purée de fruits. Laisser refroidir, puis ajouter le reste de crème froide, et placer au réfrigérateur pour quelques heures. Sortir du réfrigérateur et monter en chantilly avec un batteur à main. Verser dans trois ou quatre petits verres. Recouvrir de framboises et réserver au frais jusqu'au moment de servir.
Joyeux Noël !
14 décembre 2006
Terrine marrons et chocolat
Mise à jour : lire mon interview sur Blog à la Une !
**
Pour son anniversaire, la semaine dernière, ma maman a réclamé un dessert que j'avais fait pour Noël il y a quelques années et dont elle se souvenait encore : la terrine marrons chocolat de Valérie Cupillard dans Desserts bio.
A l'époque, la recette était parue dans le Sat'Info, le petit magazine d'information du magasin Satoriz, et je l'avais tout de suite remarquée pour sa simplicité d'exécution. Le résultat m'avait conquise, moi qui n'apprécie pourtant pas spécialement le chocolat : c'est très fondant, tout doux. Le genre-même de dessert qui plonge les convives dans une douce rêverie et ne laisse place qu'à des "hmmmmm !" de contentement !
Vous pouvez sans risque l'adopter pour les fêtes : un dessert prêt en 5 minutes et faisable à l'avance (2 à 24h avant), ça ne se refuse pas, si ? Je n'avais pas grand-chose à utiliser pour le décorer ce jour-là, mais libre à vous de le parer de marrons glacés, de sucre glace ou de copeaux de chocolat... Et pourquoi pas des paillettes d'or ?
Terrine marrons et chocolat
Pour 6 personnes
1 pot de 370g de purée de marron non sucrée
80g de chocolat
1/4l de lait végétal
2g d'agar-agar
20cl de crème de soja
1 càs de sucre complet
1 gousse de vanille
Casser le chocolat en morceaux. Dans une casserole, verser le lait et l'agar-agar, puis ajoutez le chocolat. Cuire à feu doux en remuant pour que le chocolat fonde, et laisser frémir une minute pour que l'agar puisse agir. Dans un saladier, verser la purée de chataîgnes et la délayer avec le mélange au chocolat. Verser immédiatement dans un moule de votre choix (cake, terrine, ramequins individuels). Placer au réfrigérateur pour au moins deux heures.
Au moment de servir, mélanger la crème de soja, le sucre et les graines de la gousse de vanille.
Démouler la terrine et servir avec un petit pot de crème à la vanille.
11 décembre 2006
Biscuits à l'épeautre et aux épices
Qui n'a pas encore fait cuire une belle fournée de biscuits aux épices, cette année ?
En fait, il semblerait bien que tout le monde ait déjà sa petite recette sous le coude, mais je ne résiste pas au plaisir vous donner la mienne. Tout ça, juste pour pouvoir vous parler de l'une de mes petites traditions pré-Noël : offrir des petites douceurs à mes amis, à commencer par ces jolis biscuits.
Vous vous dites : C'est beau de ne penser qu'à son prochain !
Ou encore : Et si seulement Clea était mon amie !
Je ne vous le fais pas dire !! ;o)
Oui sauf qu'en vrai, il s'agit d'un acte totalement égoïste de ma part : tout ça, c'est rien que pour le plaisir de sentir la délicieuse odeur de ces petites merveilles qui dorent dans le four et embaument la maison ! Sans oublier la joie de m'amuser avec mon emporte-pièce Ikéa en forme de coeur !
Je les prépare donc de préférence un dimanche après-midi, quand il fait un temps à bien rester dedans et surtout, surtout, à ne rien faire d'autre qu'écouter le feu crépiter. Le tout étant, ensuite, de ne pas craquer en les croquant un par un... Je décide donc de les offrir à mes amis, joliment emballés dans un petit sachet à paillettes, lui-même solidement ligoté d'un fil de raphia. Il ne manque que l'étiquette "Plaisir d'offrir"...! ;o)
Voilà, c'est dit ;) Je plaisante - un peu - mais c'est vrai que le plaisir de la confection est au moins aussi chouette que le moment où l'on offre ces petites merveilles de simplicité.
Petits biscuits à l'épeautre et aux épices
Pour 35 pièces
250g de farine d'épeautre (ou de blé T80, ou encore un mélange de farines)
3 càc de mélange d'épices pour pain d'épices (cannelle, gingembre, cardamome, anis vert)
100g de rapadura (sucre complet)
2 càs de lait de soja (ou autre lait de votre choix)
1 oeuf (ou 1 càs de maïzena délayée dans 3 càs d'eau)
75g de beurre (ou de margarine végétale au tournesol, ou encore de beurre de palme)
Dans un saladier, mélanger la farine avec les épices et le sucre. Ajouter le lait, l'oeuf battu et le beurre en morceau. Mélanger rapidement, puis mélanger du bout des doigts pour incorporer le beurre et obtenir un sablage. Amalgamer ensuite pour former une boule. Déposer un torchon sur le dessus du saladier, et laisser le tout au frais (sur le rebord de la fenêtre !) pour une heure au moins. Etaler la pâte sur le plan de travail fariné. Elle est un peu dure, mais elle s'étale impeccablement et reste super lisse. Préchauffer le four à 180°C. Découper des formes à l'émporte-pièces, placer sur une plaque de cuisson (pas besoin de papier sulfurisé), et enfourner pour 10 à 15 minutes environ (surveiller : les biscuits ne doivent pas brunir, seulement dorer). Laisser ensuite refroidir sur une grille. Ils se conservent très bien dans une boîte en fer.
Pour offrir, ne pas hésiter à doubler les quantités !
25 novembre 2006
Le stollen d'Aude, et autres gourmandises festives
La semaine dernière, Aude est venue à la maison. Et forcément, que font deux gourmandes quand elles se rencontrent ? Des cadeaux gourmands, cela va sans dire ! J'avais préparé quelques petites spécialités pour Aude, qui m'a apporté des mini cannelés et un beau stollen.
C'était la première fois que j'en goûtais, et j'ai complètement craqué : c'était Noël ! Pour ceux qui ne connaissent pas, le stollen est une sorte de pain-gâteaux aux fruits secs et aux épices, garni de pâte d'amandes (ou massepain).
Bien sûr, vous me connaissez, il a FALLU que j'essaie d'en faire deux jours plus tard. J'ai donc suivi la recette d'Aude sans aucune hésitation !
Stollen
Pour 2 pains de taille moyenne
5 cl de rhum
un peu d'eau
150g de raisins secs Thompson
25g d'écorces d'orange confites
25g d'écorces de citron confites120ml de lait (ça marche aussi avec les laits végétaux)
125g de beurre
40g de levure de boulanger fraîche (un cube)
305g de farine T65
75g d'amandes
40g de sucre roux
1 càc de cannelle en poudre
1 càc de mélange d'épices à pain d'épices
1 jaune d'oeuf
160g de pâte d'amandes
Quelques heures avant, faire tremper les fruits secs dans le rhum additionné d'eau.
Avant de commencer, sortir le beurre du frigo et le couper en morceaux.
Faire tiédir le lait. Délayer la levure dedans. Verser 60g de farine dans un saladier, et ajouter le lait et la levure en remuant. Laisser reposer 20 minutes dans un endroit tiède.
Concasser les amandes et les faire dorer à sec dans une poêle. Réserver.
Dans un autre saladier, mélanger 220g de farine, le sucre, les épices, le jaune d'oeuf et le beurre. Ajouter le mélange à la levure. Bien pétrir pour former une boule. Prélever un gros tiers de la boule, et lui ajouter la farine restante (25g, ou plus si besoin). Couper la boule en deux, et étaler en formant deux rectangles.
Mélanger la pâte restante avec les raisins, les écorces et les amandes. Séparer la boule en deux et déposer une boule sur chaque rectangle de pâte en l'applatissant.
Prélever quelques cuillerées à soupe du mélange eau-rhum et pétrir la pâte d'amandes avec, de manière à former deux boudins bien souples. Déposer un boudin sur chaque pâte.
Voir la méthode chez Aude
Replier la pâte de manière à bien recouvrir la garniture, et enfourner à 200° pour 30 à 35 minutes.
Laisser refroidir.
Le stollen peut se conserver plusieurs jours voire semaines, emballé dans un torchon propre.
Chez vous aussi, c'est l'hiver, il fait froid, et vous ne pensez qu'à un beau feu de cheminée et de quoi grignoter devant ?
Voici d'autres idées adéquates !
- Un délicieux pain d'épices, qui plus est sans matières grasses...
- Une recette de biscuits de Noël à tomber, à réaliser avec un mélange d'épices pour pain d'épices...
- Des carrés aux carottes et aux fruits secs, une de mes recettes les plus appréciées !
- Des muffins au goût de thé tchaï...




























